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L'Usine Agro

Les Chambres d'agriculture attendent François de Rugy au tournant

Franck Stassi , ,

Publié le

Le 5 septembre, la direction de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (APCA) a présenté sa feuille de route. Le réseau compte interpeller l’équipe du nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, sur la lutte contre les dégâts de gibier, le stockage de l’eau de pluie ainsi que sur la prochaine PAC.

Les Chambres d'agriculture attendent François de Rugy au tournant
Les membres de la direction de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture ont exposé leur feuille de route, mercredi 5 septembre à Paris.
© Franck Stassi

Rentrée offensive pour les Chambres d’agriculture. Les membres de la direction de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (APCA) ont exposé leur feuille de route, le mercredi 5 septembre à Paris. Discret ces derniers mois dans les discussions qui ont entouré la prochaine Politique agricole commune (2020-2027) et les enjeux environnementaux, le réseau adresse de nombreuses attentes au nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy.

Une prise de contact sera engagée avec son futur cabinet pour faire le point sur l’indemnisation des dégâts de grand gibier (sangliers, cerfs, chevreuils…), sujet qui fera l’objet d’un comité de lutte installé ce jeudi 6 septembre par les ministères de l’Agriculture et de l’Alimentation et de la Transition écologique et solidaire. Les chasseurs, dont la dernière venue à l’Élysée aurait irrité Nicolas Hulot, seront "responsabilisés" par l’élargissement des compétences des fédérations départementales de chasse à la gestion des plans de chasse.

La capacité de prises d’initiatives du ministère sera aussi passée au crible : "À ce jour, le ministère de la Transition écologique finance très peu d’actions ! C’est le ministère de l’Agriculture qui paie 35 millions d’euros par an pour indemniser les éleveurs dans le cadre des prédations, quand bien même il s’agit d’un sujet environnemental", regrette Pascal Ferey, vice-président de l’APCA. Le réseau compte également mettre en avant ses efforts de recherche réalisés pour réduire les recours aux produits phytosanitaires. À l’échelle nationale, leur consommation a progressé de 12% entre 2014 et 2016. Une action sera également menée pour accroître le stockage de l’eau de pluie afin de la réutiliser durant l’été. "Les contraintes administratives sont trop nombreuses", estime le président de l’APCA, Claude Cochonneau.

La réforme de la PAC, enjeu également environnemental

L’intérêt des équipes de François de Rugy pour la réforme de la PAC, qui contient de nouvelles dispositions environnementales, sera également suivie de près. "Sous la pression publique, on sait que les exigences ne vont pas s’arrêter au verdissement", précise Claude Cochonneau. Il salue l’initiative de la France de s’être engagée contre la réduction du budget et d’avoir entraîné vingt pays dans son sillage. "Maintenant, il faut transformer l’essai", ajoute-t-il. Le budget global de la PAC doit reculer de 5% tandis que les Chambres chiffrent la baisse de 15% à 30%, selon les piliers, en euros constants.

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