Economie

Les cadres voudraient que l'on reconstruise Paris à... Bordeaux

Christophe Bys ,

Publié le

Avant les vacances, Cadremploi a demandé aux Franciliens s'ils voulaient quitter la région dite capitale. Les résultats révèlent une envie de soleil et comme un ras-le-bol de la vie de banlieusard. 

Les cadres voudraient que l'on reconstruise Paris à... Bordeaux © Pascal Guittet

C'est une boutade d'Alphone Allais qui voulait que l'on installât les villes à la campagne car l'air y est plus pur. Ainsi en est-il des cadres franciliens interrogés par Cadremploi (1) et qui aimeraient bien quitter l'agglomération parisienne. 55 % disent ne pas être satisfaits de leur situation et 80% d'entre-eux déclarent vouloir quitter la région parisienne. 70 % indiquent que cette mobilité pourrait se faire dans les prochaines années... 

 

Au Sud et vite

La campagne n'est pas la destination rêvée des cadres. Ils plébiscitent ces agglomérations régionales qui semblent réussir à concilier vie citadine et qualité de vie, quand Paris et sa métropole cumuleraient les handicaps. Et c'est la capitale de l'Aquitaine qui gagne, arrivant en tête des villes choisies par les cadres candidats au départ. Bordeaux est cité par 56 % d'entre-eux, devant Lyon (41%), Nantes (41%), Toulouse (30%) et Montpellier (28%). 

Mais pourquoi veulent-ils partir ? 56 % citent le climat, ce qui explique la forte présence des villes méridionales dans le Top 5. Le temps de transport figure aussi parmi les raisons qui expliquent l'envie de partir voir ailleurs. 57 % des candidats à la mobilité travaillent et vivent en banlieue. Ah que la vie doit être douce sans RER, les entend-on s'exclamer...

 

Les cadres supérieurs moins pressés de partir

L'étude de Cadremploi révèle que les professions intermédiaires sont davantage candidates au départ que les cadres supérieures (62% et 48%). On peut faire l'hypothèse que le coût de la vie est telle que pour les professions intermédiaires partir en province provoque un effet richesse, quand les cadres supérieures auraient plus à perdre, notamment parce que les places sont plus rares pour eux.

L'étude apprend enfin que c'est plus que d'un changement d'air que certains cadres ont envie. En effet, près d'un cadre sur deux (48%) déclare qu'il serait prêt à une reconversion professionnelle pour son projet et 62 % accepteraient une baisse de salaire brut de 5000 euros par an. 

 

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(1) Etude réalisée auprès d'un échantillon de 1 786 candidats par questionnaire en ligne réalisé du 12 au 14 juillet 2018

 

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