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Les briques et les tuiles affichent leurs performances environnementales

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Entretien Alors que la semaine du développement durable, qui se tient jusqu’au 7 avril prochain, a mis l’accent pour sa dixième édition sur l’affichage environnemental, la filière de la terre cuite a décidé d’étiqueter ses produits.

Les briques et les tuiles affichent leurs performances environnementales © L'Usine Nouvelle

Depuis le 1er janvier 2012, les produits de décoration (peintures, vernis, etc.) et les matériaux de construction (revêtements de sols, etc.) doivent présenter une étiquette sur le niveau d’émissions dans l’air ambiant de dix composés organiques volatil, de très faible (A+) à élevé (C). Une obligation issue du Grenelle de l’environnement. Alors que les briques et tuiles ne sont pas soumises à cette obligation réglementaire, les fabricants ont tout de même choisi d’étiqueter leurs produits. Dans la lutte acharnée que se livrent les industriels du béton, du bois et de la céramique, les arguments écologiques font désormais partis des armes utilisées pour conquérir les marchés et séduire les consommateurs. Entretien avec Hervé Pétard, le délégué général de Briques de France, membre de la Fédération française des tuiles et briques qui regroupe une centaine d’entreprises comme Terreal, Imerys ou Monier.
 
L'Usine Nouvelle - Les fabricants de tuiles et de briques ne sont pas soumis à cette réglementation. Pourquoi ?
Hervé Pétard -
Nos produits ne sont pas soumis à l’étiquetage sur les niveaux d’émission des composés organiques volatils (COV) car le décret ne concerne que les produits en contact direct avec l’air intérieur. En théorie, nos briques ne sont pas dans ce cas car elles sont recouvertes d’enduits.
 
Pourquoi avez-vous tout de même décidé d’étiqueter vos produits ?
Nous avons soumis tous nos produits à des tests. Le résultat est qu’ils sont classés A+. Nos produits étant fabriqués à partir d’argile cuite, les émissions de COV se retrouvent donc dans des concentrations infinitésimales. Dans le même temps, nous avons créé une autre étiquette portant sur les moisissures. Celle-ci souligne le fait que nos matériaux ne favorisent pas leur développement. Là encore nous avons fait réalisé des tests par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Depuis le 1er janvier, les fabricants apposent donc les deux pictogrammes, COV et moisissures, sur leurs housses de palette de production et leur documentation.
 
La décision d’étiqueter aurait-elle été la même si les résultats des tests n’avaient pas été aussi bons ?
Le fait que nos produits soient faiblement émetteurs de COV est une des raisons du choix d’étiqueter. Mais nous sommes aussi dans une démarche d’anticipation. Le texte du décret est un peu ambigu sur son champ d’application. Il n’est pas exclu que nous soyons concernés dans le futur.

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