Les BRIC's poursuivent sur leur lancée

Le poids relatif des quatre grands pays émergents dans l'économie mondiale progresse encore plus vite qu'annoncé.

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Il y a cinq ans, le 30 novembre 2001, Golman Sachs publiait « Building better global economic BRIC's », une étude rédigée par Jim O'Neil, son chief economist. Celui-ci introduisait ainsi un acronyme BRIC's (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui allait faire le tour du monde dans le sillage de l'irruption des économies émergentes. Dans cet article O'Neil étudiait quatre différents scénarios d'évolutions de l'économie mondiale au cours de la décennie. Dans ces quatre scénarios l'analyste prédisait l'importance croissante des quatre grandes économies émergentes et leur intégration progressive au cœur de l'économie mondiale.

En 2001 Golman Sachs estimait que les BRIC's représentaient environ 8 % du Pib mondial exprimé en dollars, une part qui, dans le scénario le moins favorable devait monter à 9,1 % d'ici à 2010. Après seulement cinq ans les 4 pays représentent déjà plus de 10 % du PIB mondial, soit environ un tiers du PIB des Etats-Unis. Une progression exceptionnelle insiste O'Neil qui rappelle que la Chine, dont le PIB a doublé en cinq ans, est déjà la quatrième économie mondiale. Pour remettre ce développement dans son contexte O'Neil souligne que le PIB chinois est supérieur au Pib français et plus de trois fois le Pib indien.

Derrière l'étonnant développement de la Chine, les autres économies ne sont pas en reste. La Russie et l'Inde ont vu leur PIB croitre de l'équivalent de celui des Pays-Bas. Quant aux réserves en devises étrangères de la Russie elles atteignent aujourd'hui 280 milliards de dollars, soit plus que celles des pays membres de la BCE, et ce, seulement huit ans après la crise financière qui a bouleversé la Russie.

Bénéficiant de leurs poids toujours plus lourd et de leurs forts taux de croissance, les économies des BRIC's voient leurs contributions à la croissance mondiale prendre de l'ampleur, note O'Neil. D'ici à 2010 la croissance additionnelle des 4 pays émergents pourrait bien dépasser celle des pays du G7, conclut l'analyste de la banque américaine.

Daniel Krajka


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