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Les branches au rapport sur les contreparties au pacte de responsabilité

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

Le ministre du Travail réunit ce mercredi 10 septembre après-midi les représentants patronaux et syndicaux de 50 branches professionnelles, afin de faire le point sur les contreparties au pacte de responsabilité.

Les branches au rapport sur les contreparties au pacte de responsabilité © Parti Socialiste - Flickr - CC

Au lendemain d’une rencontre au siège du Medef, les partenaires sociaux se retrouvent ce mercredi 10 septembre autour du ministre du Travail pour faire le point sur les négociations de branche sur le pacte de responsabilité. En échange des 41 milliards d’euros d’allègement fiscaux et de cotisation dont vont bénéficier les entreprises d’ici 2017, celles-ci devaient s’engager, par le biais de leurs branches, à embaucher, ou recruter des apprentis, renforcer le dialogue social, améliorer l’égalité hommes-femmes, former, investir, mener une stratégie de filière, développer la recherche et l’innovation... Bref, elles doivent fournir la preuve que ces allègements de charges servent à améliorer la situation de l’emploi ou la compétitivité.

Une première bataille, de chiffres, devrait connaître son dénouement : combien de branches ont engagé ces négociations ? Selon le Medef, 47 d’entre elles sont "mobilisées", et une vingtaine devraient finaliser leurs négociations d’ici fin octobre. Un chiffre remis en cause par la CFDT, qui n’a compté que 20 branches ayant ouvert une négociation, 24 n’ayant rien commencé du tout. Un point d’accord : deux branches, la métallurgie et la chimie, ont abouti, la première organisant un vaste chantier de réunions sur plusieurs mois, l’autre ayant carrément déjà signé un texte. Il prévoit 47000 recrutements dans les trois années à venir, soit un maintien du rythme actuel de recrutements dans cette branche, un effort accru pour l’apprentissage, l’emploi des jeunes et des seniors.

Fort enjeu politique

Une troisième branche vient de les rejoindre : la plasturgie, dont l’accord prévoit d’augmenter de 30% le nombre d’apprentis (soit 400 de plus par an dont 100 dès 2014). Le représentant du patronat Jean-François Pilliard (Medef) balaie d’un revers de main ce différend sur les chiffres : "ce qui compte, c’est que sur les 12 millions de salariés couverts par le Medef, 9 millions sont dans des secteurs où les discussions ont commencé".

Le sujet est plus politique que jamais. Accusé d’être trop compréhensif avec le patronat, le gouvernement socialiste doit montrer qu’il sait taper du poing sur la table pour que les engagements patronaux soient tenus. Même pression de la part de la CFDT, dont le secrétaire général Laurent Berger a demandé au gouvernement de ne pas reconduire les aides en 2016 en 2017, si les contreparties ne sont pas effectives.

Cécile Maillard

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