Les Bourses européennes terminent sans grande tendance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé sans grande tendance après la parution de statistiques économiques jugées décevantes et au lendemain de la publication des "minutes" de la Réserve fédérale américaine, qui laissent supposer un début de dénouement de la politique d'assouplissement quantitatif à court terme.

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La croissance du secteur privé de la zone euro a, contre toute attente, décéléré en novembre, la vigueur de l'économie allemande ne suffisant pas à compenser totalement une contraction en France.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,34% (14,47 points) à 4.253,90 points. Le Footsie britannique a fini stable et le Dax allemand a perdu 0,07%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 cédait 0,1% et le FTSEurofirst 300 0,14%.

Aux Etats-Unis, au contraire, la tendance est positive, les investisseurs voulant croire que la publication d'indicateurs et de statistiques jugées médiocres dissuadera la Fed de dénouer trop rapidement son programme de rachats d'actifs. L'indice d'activité dans la région de la Fed de Philadelphie s'est effondré au mois de novembre, tombant à 6,5, un niveau sans précédent depuis le mois de mai, après 19,8 le mois dernier.

Une demi-heure après la clôture des Bourses européennes, le Dow Jones prenait 0,62%, le S&P 500 0,66% et le Nasdaq 0,92%.

Sur le marché des changes, l'euro s'inscrit en hausse contre le dollar, bénéficiant des propos de Mario Draghi qui a déclaré que la Banque centrale européenne n'avait rien de nouveau à dire sur l'éventualité d'un taux des dépôts négatif. "Je vous en supplie - n'essayez pas de déduire de ce que je dis aujourd'hui quoique ce soit sur l'éventualité d'un taux négatif sur les facilités de dépôt", a dit le président de la BCE à une conférence organisée par le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

Les cours des obligations d'Etat allemandes reculent légèrement mais l'écart de rendement avec les Gilts - sur l'échéance à 10 ans - a atteint un plus haut depuis septembre 2005, les emprunts britanniques touchant un plus bas de huit semaines dans le sillage de la publication des minutes de la Fed.

Le marché du brut s'inscrit quant à lui en hausse, tant pour le Brent de mer du Nord que pour le WTI texan, les investisseurs s'interrogeant sur les chances de réussite des négociations entre Téhéran et le groupe 5+1 dans le dossier du nucléaire iranien.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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