Les Bourses européennes terminent en forte baisse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse lundi, entraînant Wall Street dans leur sillage, et retombant à un plus bas de trois mois alors que des indicateurs économiques décevants en zone euro et les incertitudes politiques en France et aux Pays-Bas menacent d'attiser la crise des dettes souveraines en Europe.

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Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé lundi avoir présenté la démission de son gouvernement à la reine Beatrix, qui a dit qu'elle allait l'examiner, ouvrant la voie à l'élection d'un nouveau parlement.

En France, le socialiste François Hollande, arrivé en tête dimanche, et le président sortant, Nicolas Sarkozy, ont lancé la campagne pour le second tour, le 6 mai, dont l'issue dépendra en partie de l'attitude des électeurs de Marine Le Pen, la candidate du Front national.

Sur le front strictement économique, les indices PMI flash publiés dans la matinée sont ressortis inférieurs aux estimations les plus pessimistes et font craindre une persistance de la récession dans la zone euro.

ACTIONS - À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 2,83% à 3.098,37 points, à son plus bas niveau depuis quatre mois. Le Footsie britannique a perdu 1,85 % et le Dax allemand 3,36 %, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a perdu 2,32 %.

"Le dynamique économique dans la zone euro s'affaiblit et il va être plus difficile pour les gouvernements d'atteindre leurs objectifs budgétaires dans un environnement de croissance faible", a déclaré Emmanuel Cau, stratège chez JPMorgan AM.

L'indice sectoriel Stoxx 600 des banques de la zone euro a chuté de 4% à des plus bas depuis novembre dernier.

GDF Suez a reculé de 2,68% en dépit de performances en hausse au premier trimestre grâce notamment au britannique International Power. Il a par ailleurs confirmé ses objectifs annuels.

STMicroelectronics, plus forte baisse du CAC 40, a chuté de 13,8% après l'annonce d'une nouvelle restructuration de sa coentreprise ST-Ericsson.

OBLIGATIONS - Les emprunts néerlandais et périphériques de la zone euro ont subi des dégagements, tandis que le rendement du 10 ans espagnol est repassé au-dessus de 6%, les intervenants redoutant que les mesures prises par les pays de la zone euro pour contenir la dette ne s'en trouvent affectées.

CHANGES - L'euro est retombé d'un plus haut de deux semaines face au dollar sur fond d'inquiétudes sur la crise des dettes souveraines, les perspectives économiques et les risques politiques en France et aux Pays-Bas maintenant encore la pression sur les pays européens.

La monnaie unique a également réagi aux mauvais indicateurs PMI, surtout l'allemand.

PÉTROLE - Le baril de Brent est en recul, à moins de 118 dollars, victime lui aussi des incertitudes et des craintes tenant à la situation de la dette de la zone euro.

Le baril de brut américain est lui aussi en recul, autour de 102 dollars.

Blandine Hénault pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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