Les Bourses européennes en ordre dispersé, SAP tire le Dax

par Laetitia Volga
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Les Bourses européennes en ordre dispersé, SAP tire le Dax
Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé jeudi. À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,14% à 4.987,98 points vers 08h55 GMT. A Londres, le FTSE recule de 0,1%, pénalisé par la chute de Rolls-Royce tandis qu'à Francfort, le Dax se démarque avec un gain de 1,16%, tiré par la progression de SAP après ses résultats trimestriels. /Photo prise le 9 mars 2020/REUTERS/Toby Melville

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé jeudi au gré d'annonces de résultats, même si la tendance en toile de fond reste soutenue par la séance positive enregistrée à Wall Street et en Chine avec la perspective d'une reprise économique mondiale.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,14% à 4.987,98 points vers 08h55 GMT. A Londres, le FTSE recule de 0,1%, pénalisé par la chute de Rolls-Royce tandis qu'à Francfort, le Dax se démarque avec un gain de 1,16%, tiré par la progression de SAP après ses résultats trimestriels.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 0,58%, le FTSEurofirst 300 de 0,38% et le Stoxx 600 de 0,31%.

Après avoir fini dans le rouge la veille, les places européennes sont prêtes à repartir de l'avant, les investisseurs faisant à nouveau le choix de privilégier les signes de redressement économique aux incertitudes engendrées par l'augmentation des cas d'infections au coronavirus dans le monde.

Aux Etats-Unis, plus de 60.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été recensés au cours des vingt-quatre dernières heures, un record quotidien dans le pays depuis le début de l'épidémie, selon un décompte réalisé jeudi par Reuters sur la base de données officielles.

Du côté des indicateurs, les investisseurs n'auront que les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis à analyser, à 12h30 GMT.

"Tout porte à croire qu'elles resteront au-dessus d'un million pour la seizième semaine consécutive. Il ne faut certainement pas s’attendre à une réelle décrue avant, au mieux, début août. (...) Un nouveau mauvais chiffre pourrait accentuer l’aversion au risque alors que les craintes commencent à émerger concernant la saison des résultats qui va réellement démarrer la semaine prochaine et qui s'annonce, selon toute vraisemblance, très mauvaise", ont prévenu les économistes de Saxo Banque.

LES VALEURS

L'indice Stoxx de la technologie (+2,1%) signe la plus forte progression sectorielle après la hausse de son pendant américain mercredi à Wall Street et celle de l'action SAP à Francfort.

Le spécialiste européen des logiciels professionnels grimpe de 7,59% après avoir annoncé une amélioration de son activité au deuxième trimestre et confirmé ses prévisions annuelles.

A Londres, Rolls-Royce chute de 8,90%, le motoriste ayant annoncé que sa consommation de trésorerie avait atteint 3 milliards de livres (3,33 milliards d'euros) au cours du premier semestre en raison de l'impact de la pandémie sur la demande.

La biotech Biomerieux abandonne 4,25% après avoir publié un chiffre d'affaires du deuxième trimestre, certes supérieur aux attentes, mais marqué par les ventes décevantes de son test respiratoire BioFire selon les analystes de Berenberg.

Engie recule de 0,98% affaibli par un abaissement de conseil de Citigroup et le repli de tout le secteur des "utilities", à profil défensif (-0,54%).

De son côté, l'avionneur Airbus perd 1,32% après avoir fait état d'une chute des livraisons à un plus bas de 16 ans au premier semestre.

A WALL STREET

La Bourse de New York a clôturé en hausse mercredi soir, portée par les poids lourds du secteur technologique, les investisseurs espérant que la résurgence de l'épidémie de coronavirus n'aura qu'un impact limité sur la reprise économique. [.NFR]

Apple, en hausse de 2,1%, et Microsoft notamment (+2,2%) ont soutenu les trois grands indices, le Nasdaq Composite clôturant sur un quatrième record en cinq séances, à 10.494,64 points (+1,44%).

Le Dow Jones a gagné 0,68% et le S&P-500 a pris 0,78%.

Les propos de James Bullard, le président de la Réserve fédérale de St Louis, qui a dit sur CNBC s'attendre à une baisse du chômage aux Etats-Unis à moins de 8% "peut-être même 7%" avant la fin de l'année, ont contribué à soutenir la tendance.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, le Nikkei a gagné 0,4%, réduisant son avance en fin de séance, tiraillé entre l'augmentation des cas de contaminations dans la capitale nippone et les espoirs de reprise. [.TFR]

En Chine, l'indice SSE Composite de Shanghai (+1,4%) et le CSI 300 des grandes capitalisations (+1,4% également) ont enchaîné leur huitième séance de hausse d'affilée à la faveur des espoirs d'une reprise rapide de la deuxième économie mondiale.

TAUX/CHANGES

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans est quasiment stable à 0,6512%. Tendance similaire en Europe où le rendement du Bund allemand de même échéance est inchangé à -0,44%.

En baisse en début d'échanges, le dollar a effacé son repli pour évoluer sur une note stable face à un panier de devises de référence, signe que les cambistes préfèrent opter pour la prudence face à la recrudescence des contaminations par le nouveau coronavirus.

L'euro, qui a touché en séance un pic d'un mois à 1,137 dollar, se stabilise autour de 1,1332.

Le yuan a quant à lui atteint un plus haut depuis la mi-mars, au-dessus du seuil symbolique de 7 pour un dollar, alors que les investisseurs augmentent leurs positions sur le marché des actions chinoises en raison de l'optimisme croissant à l'égard de la reprise économique du pays.

PÉTROLE

Les cours pétroliers évoluent sans grand changement, tiraillés entre les inquiétudes sur la pandémie et son impact sur la demande de brut d'une part et les signes d'une reprise de la demande d'essence aux Etats-Unis d'autre part.

Les stocks d'essence américains ont baissé bien plus que prévu la semaine dernière (-4,8 millions de barils contre -2.000 pour le consensus) selon les chiffres de l'Energy Information Administration (EIA) publiés mercredi, la demande atteignant 8,8 millions de barils par jour, un pic depuis le 20 mars.

Le Brent recule de 0,07% à 43,26 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,29% à 40,78 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

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