Les Bourses européennes en baisse à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en baisse, dont le pourcentage variait de 0,5% à 1%, vendredi vers la mi-séance, sous le double coup de craintes de voir la Réserve fédérale américaine réduire plus tôt que prévu son soutien à l'économie et de certains résultats de sociétés décevants, comme ceux du géant du luxe suisse Richemont.

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La décision de Standard & Poor's de baisser la note souveraine de la France - qui explique le recul plus prononcé de la Bourse de Paris et qui maintient l'euro à un creux de sept semaines face au dollar - ne contribue pas à rendre le sentiment des investisseurs plus léger.

À Paris, le CAC 40 cédait 1,02% (-43,75 points) à 4.237,24 points vers 13h00. À Francfort, le Dax abandonnait 0,74% et à Londres, le FTSE reculait de 0,45%.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 se repliait de 0,95% et le FTSEurofirst 300 de 0,77%. Ce dernier court ainsi le risque de terminer la semaine dans le rouge après une série de quatre hausses hebdomadaires consécutives.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street, qui avait fortement reculé jeudi malgré l'envolée de l'action Twitter, en très légère hausse.

Après la publication jeudi d'un produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis ressorti à un niveau meilleur que prévu, les intervenants de marché redoutent que des créations d'emploi nettement supérieures aux attentes - le consensus est de 125.000 - n'incitent la Réserve fédérale américaine à précipiter le dénouement de son programme de soutien à l'économie.

"Il pourrait y avoir une bonne surprise dans les chiffres programmés aujourd'hui notamment parce que nous avons eu des indices ISM meilleurs que prévu, ce qui veut dire que le secteur privé a continué à créer des emplois à un rythme raisonnablement soutenu", a déclaré Gerhard Schwarz, chargé de la stratégie actions chez Baader Bank.

"Le cas échéant, la possibilité d'une réduction du programme de la Fed pourrait intervenir plus tôt que l'actuel consensus de mars 2014. Ceci pèsera sur les actions car les investisseurs auront moins de raisons de troquer des obligations souveraines contre des actions."

Contre la tendance, l'action IAG, maison mère de British Airways et d'Iberia, avançait de près 6%, affichant la plus forte hausse de l'indice Euro Stoxx 600 après que le groupe a annoncé des résultats nettement supérieurs aux attentes.

En revanche, les titres Finmeccanica et Puma perdaient respectivement plus de 6% et plus de 2% après que les deux sociétés ont averti sur leurs résultats.

L'action Richemont perdait 1,56%, les investisseurs étant notamment déçus de voir que le groupe n'a pris aucune décision radicale concernant ses marques éprouvant des difficultés commerciales, telles que Lancel ou Dunhill.

Sur le marché obligataire, les prix des emprunts souverains français baissaient un peu plus que leurs équivalents allemands après la décision de S&P, mais l'impact de la décision de l'agence de notation semble somme toute limité à ce stade.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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