Environnement

Les bonnes initiatives du Maroc dans la lutte contre le réchauffement climatique

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

Sur le Pavillon France, une conférence organisée par l’Ademe a montré les initiatives du Maroc en matière de lutte contre le réchauffement. A un an de la COP22.


Aquasolar Maroc iresen

Du 7 au 18 novembre 2016, se tiendra la COP22 à Marrakech. Le Maroc entend faire de ce rendez-vous un véritable succès. Hakima El Haite, la ministre déléguée chargée de l’Environnement, particulièrement présente au Bourget, était encore à la tribune à l’occasion de la conférence organisée par l’Ademe au Pavillon France et intitulée "de Paris à Marrakech – le Maroc et la France s’engagent dans la lutte contre le changement climatique".

Le Maroc s’est engagé sur un objectif de 32% de réductions de gaz à effet de serre (GES), sous condition de financement international. "On a besoin du fonds vert", a rappelé Miriem Bensalah Chaqroun, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Mais les Etats ne peuvent pas tout faire.

Les entreprises doivent s’investir. "Nous vivons un changement dans le processus des COP. […] Nous sommes dans l’implication de la société civile. A eux seuls, les Etats ne seraient pas capables [d’atteindre les objectifs]", rappelle la ministre. Une tendance que le Maroc compte bien poursuivre l’an prochain.

"L’exemplarité du Maroc"

Et Bruno Lechevin, le président de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe) de louer "l’exemplarité du Maroc" en évoquant le déploiement massif des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Le royaume chérifien ambitionne de porter à 42% la contribution des énergies renouvelables à la production électrique d’ici 2020 et à 52% à l’horizon 2030. Et il s’en donne les moyens.

Le Marocain émet sept fois moins de gaz à effet de serre (GES) que l’Européen. "Notre pays, pays du Sud, très peu émetteur de GES, a été moteur avec des objectifs chiffrés. Les grands parcs éoliens se développent. Quand les décideurs, les ONG et les pouvoir publics sont sensibilisés, il est ensuite très facile de dupliquer les solutions", se réjouit Saïd Mouline, le directeur général de l’Agence nationale de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee).

Tous les intervenants n’ont que des mots agréables pour la Fondation Mohammed VI et l’implication du roi du Maroc dans le développement durable. Des avancées très importantes ont été réalisées pour l’accès à l’eau potable ces dernières années, dont le taux atteint 94,5% en milieu rural et près de 100% en ville. Le rendement des réseaux d’eau est actuellement de 73% et l’objectif est d’atteindre 80% en 2025.

Le méthane pour éclairer Marrakech

Un plan national d’assainissement de 23 milliards de dirhams (2,1 milliards d’euros) a bénéficié à 214 communes pour des réalisations importantes et notamment une centaine de stations d’épuration. A Marrakech, les eaux usées recyclées servent à arroser les espaces verts, dont les terrains de golf. Chaque jour, la compagnie des eaux de Marrakech récupère le méthane des 100 000 mètres cubes d'eaux usées pour le transformer et contribuer à l'alimentation en électricité de l'agglomération. La ville de Fez expérimente également la valorisation énergétique des eaux usées pour l’éclairage public

Les réalisations sont parfois pharaoniques. À Ouarzazate, le plus grand projet de ferme solaire thermique au monde, Noor 1, qui vise à terme une production de 2 000 MW d'électricité propre par an avec cinq sites. Dès le premier trimestre 2016, une première phase de production de ce complexe débutera avec trois centrales thermo-solaires à concentration.

Au niveau des transports propres, les lignes de tramways se multiplient et la première ligne de TGV entrera en service entre Tanger et Casablanca dès 2017.

"Les capacités pour satisfaire les besoins en développement et le bien-être de la population doivent doubler tous les dix ans",  a précisé Miriem Bensalah Chaqroun. Pas question de freiner le développement du pays, mais en respectant les engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Olivier Cognasse, au Bourget

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