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L'Usine Agro

Les boissons rafraîchissantes face à la baisse des volumes et des marges

Publié le

Des volumes en baisse, des marges qui s’érodent... Après de belles années de croissance, le secteur des boissons rafraichissantes est depuis deux ans plongé dans une conjoncture morose. Pas question, pour les industriels, d'imaginer une augmentation de la la taxe soda, dans ces conditions.  

Les boissons rafraîchissantes face à la baisse des volumes et des marges © Antoon's Foobar - Flickr - C.C

Halte à de nouvelles taxes, clament les industriels ! Le syndicat des boissons rafraîchissantes de France a tenu à rappeler son opposition à toute nouvelle taxation alors qu’un rapport parlementaire présenté en juin préconisait l’augmentation de la taxe sodas instaurée en 2012. "Ce serait un séisme économique pour la filière", a insisté le 15 septembre, Vincent Delozière, le président de Boissons rafraîchissantes de France. Pour lui, le secteur est déjà désavantagé par rapport à d’autres pans de l’économie française. Selon le syndicat, la somme des taxes, impôts et versements fiscaux des entreprises des boissons rafraîchissantes, s’élève à 12,3 % du chiffre d’affaires du secteur, alors qu’il n’est que de 2,3 % dans le secteur pharmaceutique.

Les attentats ont réduit les ventes dans les bars

Depuis 2012, l’ambiance est à la morosité dans les boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA). "Avant 2012, nous étions sur un rythme de 4 à 7 % de croissance annuelle", affirme Laurent Marty, spécialiste de l’agroalimentaire au cabinet Xerfi. Depuis le début de 2016, la baisse est de 3,6 % en volume et de 2,4 % en valeur, selon les derniers chiffres du panéliste Nielsen, à fin août. "La faute à des effets conjoncturels", estime Vincent Delozière. Les attentats depuis un an ont réduit l’afflux touristique dans la capitale et donc les commandes de boissons. "Certains bars à Montmartre ont enregistré des baisses allant jusqu’à 60 %", note Laurent Marty. Ajoutés à cela, la météo a été difficile ce printemps, n’incitant pas forcément les consommateurs à acheter des boissons sucrés pour se désaltérer.

Guerre des prix

Les marges des industriels sont également à la baisse, constate le cabinet Xerfi. La faute à la guerre des prix que se livrent les enseignes de la grande distribution depuis deux ans. "Les études montrent que les prix à la consommation sont stables depuis deux ans. Mais dans le même temps, les prix de vente départ usine sont en baisse de 2 à 5 %", souligne Laurent Marty. Dans ces conditions, pas question d’envisager une augmentation de la taxe soda pour Vincent Delozière. Pour convaincre, la soixantaine d’industriels du secteur des sodas rappellent qu’ils pèsent 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, emploient 5 000 salariés directement et génèrent 52 900 emplois indirects. Et ils assurent investir 180 millions d’euros dans l’outil industriel chaque année. De quoi, espèrent-ils, faire réfléchir les parlementaires à deux fois avant d’agir...

Adrien Cahuzac

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