Les biocarburants s'invitent dans l'élection présidentielle

Les filières bioéthanol et biodiesel présentent aujourd’hui, mardi 28 février, leur livre blanc pour les biocarburants. A l’occasion du Salon de l’agriculture, ils adressent quelques propositions aux candidats à la présidence de la République.

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Les biocarburants s'invitent dans l'élection présidentielle

Dans ce livre blanc, les professionnels des biocarburants dégainent l’argument choc en cette période pré-électorale : la réindustrialisation à laquelle ils participent. C’est la raison pour laquelle ils sollicitent l’appui des différents candidats à l’Elysée.

En effet, "5 usines sont sorties de terre pour produire des biocarburants", explique Sylvain Demoures, secrétaire général du SNPAA (Syndicat National des Producteurs d'Alcool Agricole), contacté par L’Usine Nouvelle. "Mais ce sont des usines récentes, une dizaine d’années est nécessaire pour les amortir", relate-t-il. Les producteurs de biocarburants ont donc besoin d’un engagement sur la durée.

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Sur la liste des preuves imparables de leur contribution à la réindustrialisation. "Les filières représentent plus de 11 000 emplois directs et indirects (…) Ces emplois liés à la production agricole sont non délocalisables et contribuent au maintien de l’activité économique en zone rurale", est-il indiqué dans le livre blanc.

"Nous sommes vraiment face à une industrie nouvelle et innovante", prend le soin d’ajouter Sylvain Demoures. Les filières biocarburants sont engagées dans des projets à haute valeur technologique et environnementale. Ils développent actuellement le biodiesel et le bioethanol de 2ème génération. Cependant ces nouveaux procédés de production sont encore au stade de la recherche et ne seront pas une réalité économique et industrielle avant la fin de la décennie.

Dacia, Renault, Ford et le superéthanol

Mais ces recherches auront une portée uniquement si les constructeurs automobiles sont conscients de leur existence. "Et c’est le cas", affirme Sylvain Demoures. "La directive européenne impose des taux d’incorporation qui vont aller croissants. Donc ils construisent des moteurs qui acceptent de façon standard des quantités modérées de biocarburants".

Puis il y a les biocarburants plus spécialisés, comme le superéthanol. "Dacia, Renault et Ford proposent des modèles compatibles. Mais quelques constructeurs sont un peu plus en retrait actuellement", regrette-t-il.

La France accuse encore un léger retard dans ce domaine. "Au Brésil, quasiment tous les véhicules sont flex fuel", explique-t-il. Ils sont donc équipés d’un moteur essence adapté pour fonctionner avec toutes les concentrations de bioéthanol jusqu’à 85%.

Les 7 conditions

Selon les professionnels de la filière, il reste encore de gros efforts à fournir. Ils formulent plusieurs demandes dans ce livre blanc :

- Réaffirmer la place des biocarburants dans la politique de développement des énergies renouvelables en France.

- Développer les carburants E20 et B10 aux niveaux français et européen.

- Favoriser le développement des filières superéthanol E85 et B30.

- Lutter contre les distorsions de concurrence entre biocarburants européens et non européens.

- Maintenir le dispositif fiscal au moins jusqu’à fin 2015.

- Privilégier une fiscalité incitative à long terme.

- Plaider pour la mise en place d’un groupe d’experts internationaux sur l’utilisation des terres.

Ils espèrent avec ces propositions attirer l'attention des candidats venus en visite - rituelle - au Salon de l'agriculture.

Livre Blanc Biocarburants

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