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Les ambitions de Muriel Pénicaud à la tête de la nouvelle agence réunissant l’AFII et Ubifrance

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L’ex-DRH de Danone prend la tête de la nouvelle agence internationale française chargée de l’export et des investissements étrangers. Elle devra prouver la  valeur ajoutée de cette nouvelle entité et faire travailler ensemble les multiples organismes qui se bousculent, pas toujours de manière très coordonnée, pour assister les entreprises à l’export. Son expérience du business international acquise sur le terrain est un atout.

Les ambitions de Muriel Pénicaud à la tête de la nouvelle agence réunissant l’AFII et Ubifrance © D.R.

C’est finalement à Muriel Pénicaud qu’a été confiée la mission de porter sur les fonts baptismaux la nouvelle agence française chargée à la fois de soutenir les entreprises à l’export (mission d’Ubifrance) et d’accueillir les investissements étrangers en France (mission de l’AFII). Elle sera sous la double tutelle du ministère de l’Economie et du ministère des Affaires étrangères désormais en charge de la "diplomatie économique".

Muriel Pénicaud, nommée DG d’Ubifrance et présidente de l’AFII,  présente l’avantage de connaître bien à la fois le monde des entreprises et le secteur public. Elle était membre du comité exécutif de Danone depuis 10 ans et également administratrice d’Orange et de la SNCF mais elle a débuté sa carrière dans l’administration territoriale avant de rejoindre le cabinet de Martine Aubry de 1991 à 1993.        

Capturer des opportunités                                                                                                    

Cette fusion actée depuis février dernier est désormais en marche. Va-t-elle renforcer la position économique de la France dans la mondialisation ? Sur le plan extérieur sans doute. Muriel Pénicaud a souligné sa volonté "de créer de la valeur ajoutée en capturant des opportunités. Et si les métiers du In et du Out restent différents, il y a des informations à partager et des interlocuteurs communs en France et surtout à l’international". En réalité la fusion n’épuisera pas le sujet sur le plan intérieur, puisque les entreprises se plaignent régulièrement du manque de lisibilité de l’offre des différents organismes qui supportent leur projet d’internationalisation : les CCI, les régions, les organismes professionnels (type Sopexa pour l’agroalimentaire), la Coface et désormais la BPI.

Tous en sont conscients et Fleur Pellerin présente, ce mardi 3 juin, à la conférence de presse des résultats annuels d’Ubifrance n’a pas échappé au traditionnel vœu de chaque nouveau ministre du Commerce extérieur, d’"une grande équipe de France de l’export". La ministre promet de la coordination, sous la houlette du quai d’Orsay. Les CCI, seront sans doute repositionnées sur un rôle principal de détection des entreprises à potentiel en région pour ensuite passer la main à Ubifrance pour ce qui est de la validation des marchés porteurs et de l’accompagnement. Les baisses de dotations du financement des CCI seront sans doute un puissant levier pour éviter des doublons dans les démarches. Il faut déjà noter la décision judicieuse d’Ubifrance d’implanter un certain nombre de ses conseillers dans les antennes régionales de la BPI dans une sorte de guichet unique à même de réunir les problématiques de marchés et de financement de l’export.

La marque France enterrée

Muriel Pénicaud s’est félicitée ce matin des bons résultats d’Ubifrance avec une hausse des accompagnements individuels d’entreprises passant de 16 700 sur la période 2006-2008 à 47 500 sur la période 2010-2012. Elle souhaite amplifier le sur-mesure par rapport aux actions collectives, comme les salons. La fusion juridique des deux agences sera effective début 2015 mais Muriel Pénicaud présentera un plan stratégique dès cette année.

En revanche les travaux de l’équipe de Nicole Bricq, la précedente ministre du Commerce extérieur pour la création d’une marque France unifiée qui devait voir le jour ont été enterrés. Fleur Pellerin estime que si "dans la réflexion menée pour trouver un récit économique à la France, des choses très intéressantes s’étaient dites, il n’y a pas eu de consensus car il y avait trop d’objectifs à la fois : parler aux français, aux investisseurs…" Elle a expliqué reprendre le dossier pour une réflexion et un livrable à un horizon de 6 mois.   

Anne-Sophie Bellaiche

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