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Quotidien des Usines

Les "Alsthommes" mobilisés pour défendre leur usine

Lucie Thiery , , , ,

Publié le

Une semaine déterminante débute pour les salariés d’Alstom Transport à Belfort (Territoire-de-Belfort). L’intersyndicale rencontre le PDG Henri Poupart-Lafarge lundi 26 septembre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Bien décidés à sauver leur usine, les salariés se rendront au siège du groupe mardi 27 septembre.

Les Alsthommes mobilisés pour défendre leur usine
Près de 4 000 personnes dans la rue pour défendre Alstom Transport le samedi 24 septembre 2016.
© L. Thiery

Les salariés des sites d’Alstom Transport de Belfort (Territoire-de-Belfort) et Ornans (Doubs) s’apprêtent à manifester leur colère devant le siège d’Alstom à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). C’est avec leur outil de production qu’ils ont décidé de se rendre au siège du constructeur ferroviaire mardi 27 septembre. Acte hautement symbolique, les salariés, par le biais de l’intersyndicale, ont affrété un TGV spécial pour l’occasion. D’après un porte-parole de l’usine de Belfort, 300 salariés ont déjà prévu de faire partie du voyage.

Avant cela, lundi 26 septembre dans l'après-midi, un comité central d’entreprise extraordinaire se tient à Saint-Ouen à la demande des quatre organisations syndicales. Le PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge doit y participer. Les syndicats attendent cette réunion depuis le jour de l’annonce de la fermeture du site de Belfort, le 7 septembre. Si, sur le fond, les représentants syndicaux n’attendent pas grand-chose de cette réunion, ils tiennent à entendre le PDG s’exprimer sur sa décision. "Le fait de ne pas l’avoir vu ni entendu depuis l’annonce de la fermeture est à la limite de l’indécence, nous voulons au moins montrer à Henri Poupart-Lafarge que derrière les lignes de crédit il y a des hommes et des femmes qui travaillent", explique André Fages (CFE-CGC).

Près de 4 000 personnes dans la rue pour défendre Alstom Transport

À quelques heures de la rencontre avec leur PDG, les délégués syndicaux sont combatifs, portés par la grande mobilisation qui s’est tenue samedi 24 septembre à Belfort. Dans cette commune de 50 000 habitants, entre 3 400 et 4 000 manifestants ont participé à l’opération "ville morte", initiée par le maire (LR), Damien Meslot. Le cortège a réuni une foule disparate, derrière la grande banderole "Soutien aux Alsthommes", en référence au "TH" de Thomson avec qui la société alsacienne a fusionné dans les années 30. Élus de tous bords, salariés d’Alstom Transport, anciens d’Alstom Power, commerçants ou simples habitants : l’union sacrée était de mise. "Nous sommes déterminés à nous battre jusqu’au bout", a lancé Francis, salarié essai et qualité.

Si certains ont entendu les rumeurs concernant un probable reclassement au sein de General Electric à Belfort, nombreux préfèreraient garder leur emploi à Alstom Transport.

André, technicien depuis huit ans, teste les motrices et les rames. Il y a deux ans, il a passé 10 mois à Reichshoffen (Bas-Rhin) car le site de Belfort avait connu une baisse significative de charge. "Il est hors de question que je m’installe en Alsace à 200 kilomètres de ma famille", explique-t-il.

Désormais, les salariés n’attendent qu’une seule chose, des annonces de solutions concrètes pour sauver leur outil de production. Selon eux, la commande de six rames que la SCNF serait prête à passer pour la ligne Paris-Milan, ne suffira pas. "Sur un an, 10 locomotives sortent de notre usine, avec six rames nous avons du travail assuré pour trois mois tout au plus…" déplore William, ouvrier à l’atelier de chaudronnerie.

Vendredi 30 septembre, tous les regards seront donc tournés vers Bercy. Christophe Sirugue, le secrétaire d’État à l’Industrie s’est engagé à donner des nouvelles aux Alsthommiens avant la fin du mois.

Lucie Thiery

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