Les activités vinyles plombent les résultats de Solvay

Olivier James

Publié le

Le groupe chimique vient d'annoncer un chiffre d'affaires en hausse de 14%. Mais ses activités vinyles en Europe ont affecté ses résultats.

Les activités vinyles plombent les résultats de Solvay © D.R. - Solvay

Pour la première fois depuis le rachat de Rhodia, Solvay vient d'annoncer ses résultats annuels pro forma, comme si cette acquisition avait eu lieu le 1er janvier 2011. Le chiffre d'affaires atteint 12,7 milliards d'euros, soit une hausse de 14%. Quant au Rebitda (Ebitda soustrait des éléments jugés non récurrents), il s'élève à 2,068 milliards d'euros (+ 11%).

"Les ambitions affichées au moment de la présentation de la fusion ont été atteintes", a affirmé Christian Jourquin le président du comité exécutif de Solvay.

Le bénéfice net du groupe est en revanche en forte baisse. Il est passé de 2,127 milliards d'euros en 2010 à 784 millions d'euros en 2011. Une chute de 63% qui s'expliquerait selon la direction par le résultat exceptionnel en 2010 provoqué par la vente des activités pharmaceutiques de Solvay à Abbott pour 5 milliards d'euros.

Dans le détail, la branche Rhodia tire la croissance globale du groupe. Elle génère à elle seule environ la moitié du chiffre d'affaires (6,171 milliards d'euros, + 20% de hausse) et du Rebitda (1,119 millions d'euros, + 16% de hausse).

Un manque de dynamisme du secteur du BTP

C'est donc la branche Rhodia qui représente les plus gros volumes et dont la rentabilité a connu la plus forte croissance. Pour Solvay, aucun doute, en termes de résultats, l'acahat de Rhodia est une excellente affaire.

Les deux autres branches, les plastiques et la chimie, sont plus à la peine. C'est le cas en particulier des ventes de vinyles en Europe au quatrième trimestre 2011. La forte réduction de la consommation de PVC, notamment en raison du manque de dynamisme du secteur du BTP, a conduit à une baisse du chiffre d'affaires de 10%, à 281 millions d'euros, pour le quatrième trimestre.

Dans son ensemble, la branche plastique accuse ainsi pour ce même trimestre une baisse du chiffre d'affaires de 3%, à 824 millions d'euros. Elle enregistre également une chute du Rebitda de 52%, à 68 millions d'euros.

Face à ces résultats en demi-teintes, Jean-Pierre Clamadieu, ancien pdg de Rhodia qui prendra la tête du groupe en mai, a tenu à rassurer : "Plusieurs signes nous permettent de penser que l'environnement sera plus favorable au début de cette année qu'il ne l'a été à la fin de l'année 2011."

La direction de Solvay en a profité pour officialiser une information délivrée la veille, le 15 février : la cession à Wiernerberger, l'un des leaders mondiaux de la brique, de sa participation de 50% dans leur joint-venture commune, Pipelife. Cette structure avait été créée il y a 22 ans afin de produire des tubes en plastique pour le transport de l'eau afin de remplacer les traditionnels tubes en métal ou en béton.

Cette opération permet à Solvay de recevoir un paiement en cash de 172 millions d'euros. La transaction devrait être clôturée au deuxième trimestre 2012.

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