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Les actions souffrent avant la Fed, les techs pèsent

Publié le

par Patrick Vignal

Les actions souffrent avant la Fed, les techs pèsent
Les principales Bourses européennes ont terminé lundi en nette baisse. À Paris, le CAC 40 a cédé 1,13% à 5.222,84 points. Le Footsie britannique a reculé de 1,69% et le Dax allemand a abandonné 1,39%. /Photo prise le 29 décembre 2017/REUTERS/Toby Melville
© Toby Melville

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé lundi en nette baisse, pénalisées notamment par les technologiques et les ressources de base dans un climat de regain d'aversion au risque et de forte volatilité à l'approche de la réunion monétaire de la Réserve fédérale.

À Paris, le CAC 40 a cédé 1,13% à 5.222,84 points. Le Footsie britannique a reculé de 1,69% et le Dax allemand a abandonné 1,39%.

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 1,24%, le FTSEurofirst 300 1,17% et le Stoxx 600 1,07%.

Le compartiment technologique, dont les valorisations tendues préoccupent les investisseurs, a souffert des deux côtés de l'Atlantique puisque son indice Stoxx a perdu 2,51% et que son équivalent américain recule de 2,71% à Wall Street, où les grands indices creusent leurs pertes à l'heure de la clôture en Europe.

Le Nasdaq est particulièrement touché puisqu'il perd 2,37% avec des baisses marquées pour Facebook (-7%), Alphabet (-3,6%), Amazon (-2,38%) et Apple (-2,17%).

La chute de Facebook s'explique par la publication d'informations de presse selon lesquelles un cabinet d'analyses aurait collecté des données privées de 50 millions d'utilisateurs du réseau social afin d'améliorer la visibilité et l'efficacité de la campagne électorale de Donald Trump.

"Tout ce qui concerne la sécurité des données pour des entreprises dont la valeur boursière dépend quasi exclusivement de la "data" est évidemment un sujet sensible", commente Tangi Le Liboux, stratège chez Aurel BGC.

Apple recule pour sa part dans le sillage d'un note de Nomura pessimiste sur les perspectives de ventes d'iPhone.

En Europe, le secteur est pénalisé par le plongeon de 46,35% de l'éditeur britannique de logiciels Micro Focus après l'annonce du départ de son directeur général et la révision à la baisse de sa prévision de chiffre d'affaires annuel, en raison notamment de problèmes liés aux activités rachetées à Hewlett Packard Enterprise.

LES RESSOURCES DE BASE SOUFFRENT AUSSI

La perspective d'une hausse des taux mercredi aux Etats-Unis, susceptible de favoriser le dollar, pèse par ailleurs sur les actifs cycliques, à commencer par les métaux industriels. Le secteur européen des ressources de base a perdu ainsi 2,71% avec notamment, à Paris, une perte de 3,3% pour ArcelorMittal, la plus forte baisse du CAC 40.

Signe de la nervosité des Bourses, la volatilité est nettement remontée (+23,23% pour celle liée à l'EuroStoxx 50 et +32,22% pour celle rattachée au S&P-500).

L'attention des investisseurs se focalise par ailleurs sur la réunion monétaire de deux jours de la Réserve fédérale, la première pour son nouveau président Jerome Powell, à l'issue de laquelle la Fed devrait annoncer mercredi un nouveau relèvement d'un quart de point de l'objectif de taux des "fed funds".

Les marchés ont déjà largement anticipé cette hausse et attendent surtout les nouvelles prévisions de croissance et d'inflation de la Fed ainsi qu'une mise à jour des anticipations des décideurs de la banque centrale concernant les relèvements de taux à venir ('dot plots').

La crainte d'une accélération de l'inflation entraînant un durcissement monétaire avait été au coeur de la correction observée début février, d'abord sur le marché obligataire puis sur les marchés d'actions.

"L'inflation à long terme devrait rester maîtrisée, ce qui ne justifie pas une politique trop agressive de la part de la Fed", estime Antoine Lesné, responsable de la stratégie et de la recherche en Europe pour les ETF de State Street Global Advisors.

"Cette réunion n'est pas évidente parce que c'est la première pour Powell, avec la révision des 'dot plots', et que son discours est très attendu. Je pense qu'il va se montrer très pragmatique. Il y aura une hausse de taux, elle est évidente, avec un révision des 'dot plots' un peu à la hausse, et le marché va commencer à intégrer dans les cours une quatrième hausse en 2018", ajoute-t-il.

UN ACCORD SUR LE BREXIT FAIT BONDIR LA LIVRE

Sur le marché des changes, le dollar recule face à un panier de devises de référence après avoir gagné 0,6% lors des deux dernières séances.

La livre sterling a bondi de son côté face au dollar comme face à l'euro après l'annonce d'un accord sur la période de transition qui suivra la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Face au billet vert, la devise britannique a pris jusqu'à 1% à 1,4088 dollar, à un plus haut depuis le 16 février, pesant sur les valeurs exportatrices de la Bourse de Londres.

L'euro est pour sa part repassé au-dessus de 1,23 dollar, porté par la perspective d'un discours moins accommodant de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

D'après des sources au fait des discussions, les débats au sein de la BCE s'orienteraient sur la trajectoire des hausses de taux à venir, l'arrêt avant la fin de l'année du programme de rachats d'actifs étant pleinement intégré par quasiment tout le monde.

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts d'Etat ont d'abord grimpé avant de s'apaiser, celui des Treasuries à 10 ans revenant vers 2,84% et celui du Bund allemand de même échéance repassant sous 0,58%.

(Édité par Bertrand Boucey)

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