Les actions reculent, le feu vert de Londres au vaccin ne suffit pas

par Marc Angrand

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Les actions reculent, le feu vert de Londres au vaccin ne suffit pas
Les Bourses européennes, Londres exceptée, reculent à mi-séance mercredi. À Paris, le CAC 40 perd 0,23% à 12h00 GMT et à Francfort, le Dax recule de 0,3% alors qu'à Londres, le FTSE 100 prend 0,2% grâce à la baisse de la livre sterling. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère baisse et les Bourses européennes, Londres exceptée, reculent à mi-séance mercredi, les récents plus hauts incitant à la prudence, d'autant qu'un regain d'inquiétude sur le Brexit prend le pas sur le feu vert officiel de Londres au vaccin de Pfizer et BioNTech contre le coronavirus, une nouvelle étape vers la sortie de la crise sanitaire.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en repli de 0,4% environ pour le Dow Jones et de 0,2% pour le Standard & Poor's 500 comme pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,23% à 5.568,83 points à 12h00 GMT et à Francfort, le Dax recule de 0,3% alors qu'à Londres, le FTSE 100 prend 0,2% grâce à la baisse de la livre sterling.

L'indice EuroStoxx 50 abandonne 0,25%, le FTSEurofirst 300 0,2% et le Stoxx 600 0,2%.

Après les records de clôture inscrits mardi par le S&P-500 et le Nasdaq à Wall Street grâce aux espoirs sur les vaccins et la relance budgétaire américaine, un mouvement de prises de bénéfice semble donc se profiler sur les valeurs américaines, malgré l'annonce par les autorités britanniques de l'autorisation du vaccin Pfizer-BioNTech, une première mondiale..

"En soi, la nouvelle ne constitue pas une énorme surprise car le gouvernement britannique avait clairement laissé entendre qu'il avait l'intention d'approuver rapidement le vaccin, une manière de compenser ses erreurs dans la gestion de la pandémie", commente Olivier Konzeoue, trader chez Saxo Markets à Londres.

Les investisseurs sont en outre incités à la prudence par les dernières informations en date sur l'après-Brexit, qui confirment l'absence de progrès sur les trois grands points d'achoppement des discussions entre Londres et Bruxelles.

Autre motif de déception: les déclarations du président élu américain, Joe Biden, écartant une détente rapide des relations commerciales entre les Etats-

Unis et la Chine.

Les marchés surveilleront à 13h15 GMT les résultats de l'enquête mensuelle d'ADP sur l'emploi privé aux Etats-Unis, en attendant le rapport mensuel du département du Travail vendredi.

VALEURS EN EUROPE

La majeure partie des grands secteurs de la cote européenne évoluent dans le rouge mais la baisse la plus marquée du jour est pour l'automobile, dont l'indice Stoxx cède 1,06%, pénalisé entre autres par le repli de 1,3% de Volkswagen sur fond de tension au sein de l'équipe dirigeante.

Les secteurs cycliques de la chimie et de la distribution perdent respectivement 0,56% et 0,58%.

A la hausse, les compartiments défensifs se distinguent: celui des services aux collectivités ("utilities") prend 0,63%, celui de l'alimentation 0,12%, celui des télécommunications 0,09%.

A Paris, la plus forte hausse du CAC 40 est pour Veolia, qui gagne 2,23%.

L'action BioNTech cotée à Francfort prend quant à elle 6,23%.

TAUX

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule un peu mais, à 0,9244%, il conserve l'essentiel de sa forte hausse de mardi (+9 points de base), liée au regain de spéculation sur un plan de relance budgétaire massif aux Etats-Unis.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, qui avait profité du mouvement initié sur le marché américain la veille, se stabilise à -0,522%.

CHANGES

La baisse de l'appétit pour le risque permet au dollar de reprendre un peu de terrain face aux autres grandes devises (+0,12%), après être tombé en début de séance à son plus bas niveau depuis avril 2018, en réaction aux dernières nouvelles sur la relance budgétaire aux Etats-Unis.

L'euro recule sous 1,2050 dollar après avoir atteint 1,2088, son meilleur niveau contre le billet vert depuis deux ans et demi.

La livre sterling, elle, souffre des doutes persistants sur l'après-Brexit et revient sous 1,34 dollar et 1,11 euro.

PÉTROLE

Le marché pétrolier baisse dans l'attente des décisions de l'Opep et ses alliés, déterminantes pour l'évolution de l'offre dans les mois à venir, et après l'annonce d'une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis.

Le Brent abandonne 0,36% à 47,25 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,67% à 44,25 dollars.

Selon l'American Petroleum Institute (API), les réserves de pétrole brut américaines ont augmenté de 4,1 millions de barils la semaine dernière alors que le marché les attendait en baisse de 2,4 millions de barils. Les chiffres de l'Energy Information Administration (EIA) sont attendus à 15h30 GMT.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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