Les actions limitent leur repli, dans le sillage du pétrole

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont fini dans le rouge mercredi mais bien au-dessus de leurs plus bas du jour, les craintes liées à la chute des cours du pétrole ayant été en partie apaisées par l'annonce d'une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et de bonnes nouvelles sur le dossier des banques italiennes en difficulté.
Les actions limitent leur repli, dans le sillage du pétrole
Les principales Bourses européennes ont fini dans le rouge mercredi mais bien au-dessus de leurs plus bas du jour, les craintes liées à la chute des cours du pétrole ayant été en partie apaisées par l'annonce d'une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et de bonnes nouvelles sur le dossier des banques italiennes en difficulté. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,37% à 5.274,26 points, le Footsie britannique a perdu 0,33% et le Dax allemand 0,32%. Milan a fait exception, gagnant 1,26% grâce au rebond des valeurs bancaires italiennes. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Garofalo

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,37% à 5.274,26 points après avoir abandonné jusqu'à 1,31% en début de séance. Le Footsie britannique a perdu 0,33% et le Dax allemand 0,32%. L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,18%, le FTSEurofirst 300 0,23% et le Stoxx 600 0,18%

Milan a fait exception, gagnant 1,26% grâce au rebond des valeurs bancaires italiennes, dont l'indice a pris 2,81%.

Intesa Sanpaolo (+2,45%), la première banque de détail de la péninsule, a proposé de reprendre les actifs sains de Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, deux banques de la région de Venise dont les difficultés font craindre depuis plusieurs semaines une nouvelle crise sectorielle.

Milan rejoint ainsi Shanghai parmi les rares hausses notables du jour du côté des marchés actions. La Bourse chinoise (+0,52%) a profité de la décision très attendue de MSCI d'intégrer certaines grandes valeurs chinoises dans l'un de ses principaux indices, ce qui devrait se traduire par d'importants flux d'investissement.

Parallèlement, les cours du pétrole, tombés mardi à leur plus bas niveau depuis novembre pour le Brent et septembre pour le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), ont tenté de rebondir avec l'aide des chiffres hebdomadaires des stocks aux Etats-Unis, qui montrent une diminution plus marquée qu'anticipé des réserves de brut, mais ils sont ensuite repartis à la baisse.

Vers 15h45 GMT, le Brent recule de 0,7% à 45,70 dollars le baril et le WTI de 0,53% à 43,28 dollars.

Le prix du Brent, en baisse de plus de 19% depuis le début de l'année, est en passe d'enregistrer sa plus mauvaise performance sur un premier semestre depuis vingt ans.

La faiblesse persistante du prix du baril a pesé sur les marchés actions et les rendements obligataires durant une bonne partie de la séance, les investisseurs craignant qu'elle ne limite la remontée des prix, et donc celle des taux d'intérêt.

Cette perspective a notamment pénalisé les valeurs financières: si la bonne nouvelle italienne a permis à l'indice Stoxx européen des banques de limiter son repli à 0,11% après avoir cédé jusqu'à 1,39%, celui de l'assurance a abandonné 0,62% et celui des services financiers 1,26%.

Ce dernier a aussi souffert de la chute de 17,59% du britannique Provident Financial après un avertissement sur résultats.

A Wall Street, où le Dow Jones perdait 0,19% au moment de la clôture européenne tandis que le Nasdaq gagnait 0,49%, la tendance est soutenue par la hausse des valeurs des hautes technologies et des "biotechs", qui compense le recul du secteur de l'énergie.

Sur le marché obligataire, les rendements européens ont fini en baisse mais eux aussi au-dessus des plus bas du jour: celui du Bund allemand à dix ans avoisinait 0,261% en fin de séance après avoir abandonné jusqu'à 20 points de base à 0,244%.

La baisse des rendements américains pénalise le dollar, en baisse de 0,1% face à un panier de devises de référence et face à l'euro, qui remonte vers 1,1140 dollar. La livre profite de son côté des déclarations d'Andy Haldane, l'économiste en chef de la Banque d'Angleterre, sur la possibilité d'une hausse de taux au second semestre.

(Marc Angrand, édité par Véronique Tison)

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