Les actions européennes limitent leur repli grâce à Wall Street

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont souffert mardi d'un regain d'inquiétude lié à l'épidémie de coronavirus mais elles ont fini au-dessus de leurs plus bas du jour, la bonne tenue de Wall Street leur ayant permis de limiter leurs pertes.
Partager
Les actions européennes limitent leur repli grâce à Wall Street
Les Bourses européennes ont souffert mardi d'un regain d'inquiétude lié à l'épidémie de coronavirus. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,74%. A Londres, le FTSE 100 a perdu 1,46% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,92%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,74% (37,78 points) à 5043,73 points après avoir cédé jusqu'à 1,42%. A Londres, le FTSE 100 a perdu 1,46% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,92%.

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,85%, le FTSEurofirst 300 0,56% et le Stoxx 600 0,61%. Ce dernier perdait 1,28% au plus bas du jour.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le Dow Jones abandonnait 0,62% mais le Standard & Poor's 500 était pratiquement stable et le Nasdaq Composite s'adjugeait 0,57%, se dirigeant ainsi vers une sixième séance consécutive de hausse, grâce entre autres à la progression des cours d'Apple et Microsoft.

Alors que la progression spectaculaire des actions chinoises (+5,67% lundi pour l'indice CSI 300 des principales capitalisations du pays, +14,3% en six séances) avait tiré l'ensemble des actions mondiales lundi, l'inquiétude liée à la propagation du coronavirus a repris le dessus.

Les records de nouveaux cas de contamination continuent de s'enchaîner dans de nombreux Etats américains, à commencer par la Californie, et en Australie, les autorités ont rétabli des mesures de confinement à Melbourne, la deuxième ville du pays.

La flambée des nouveaux cas de contamination par le coronavirus se poursuit dans de nombreux Etats américains, à commencer par la Californie, forçant plusieurs collectivités locales à repousser ou limiter le déconfinement, tandis qu'en Australie, les autorités ont rétabli des mesures de confinement à Melbourne, la deuxième ville du pays.

Parallèlement, la Commission européenne, dans ses nouvelles prévisions économiques, dit tabler désormais sur une récession plus violente qu'estimé auparavant avec une chute de 8,7% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro cette année, et sur une reprise plus lente.

VALEURS

Les prises de profit en Europe ont touché la quasi-totalité des secteurs, cycliques comme défensifs: l'indice Stoxx des banques a perdu 1,4%, celui des hautes technologies 0,96%, celui des l'immobilier 1,8% et celui de la santé 0,7%.

A Paris, parmi les reculs les plus marqués du CAC 40, Unibail-Rodamco-Westfield a perdu 3,14%, Safran 2,07% et Orange 2,33%.

Sodexo a abandonné 3,91% après avoir revu en baisse sa prévision de chiffre d'affaires pour le trimestre en cours.

A Francfort, Bayer a cédé 4,94%, un juge américain ayant exprimé des doutes sur le projet d'accord amiable de 10,9 milliards de dollars annoncé le mois dernier pour solder des milliers de plainte visant l'herbicide Roundup.

LES INDICATEURS DU JOUR

Seul indicateur économique majeur du jour en Europe, la production industrielle allemande est ressortie inférieure aux attentes avec une hausse de 7,8% en mai alors que le consensus Reuters tablait sur un rebond de 10%.

Aux Etats-Unis, les recrutements se sont accélérés pour atteindre 6,5 millions en mai, un record, selon l'enquête JOLTS (Job Openings and Labor Turnover Survey) du département du Travail.

CHANGES

Les prises de bénéfice influencent aussi la tendance sur le marché des devises, faisant reculer les devises risquées qui avaient bénéficié de l'ambiance optimiste des jours précédents, comme le dollar australien, affecté entre autres par le "reconfinement" de Melbourne.

Au contraire, l'"indice dollar", qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence, progresse de 0,08%.

L'euro revient sous 1,13 dollar après avoir atteint 1,1332 en tout début de journée.

La livre sterling gagne du terrain après l'annonce d'un dîner au 10 Downing Street entre le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et les principaux négociateurs de l'Union européenne sur le Brexit, un événement qui fait espérer à certains un déblocage des discussions.

TAUX

En baisse en début de séance avec le recul des actions et le repli sur les valeurs les plus sûres, les rendements obligataires de référence de la zone euro ont ensuite repris un peu de terrain: celui du Bund allemand à dix ans a fini la séance en hausse d'un point de base à -0,423% après être revenu à -0,457%.

Côté américain, celui des Treasuries à dix ans est quasi stable à 0,6726%.

PÉTROLE

Orienté à la baisse pendant la majeure partie de la journée en raison des craintes de voir la recrudescence des cas de Covid-19 peser sur la demande, le marché pétrolier a fini par retrouver le chemin de la hausse dans le sillage de Wall Street.

Le Brent gagne 0,6% à 43,36 dollars le baril après être revenu à 42,46 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,39% à 40,79 dollars.

(Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Nouveau

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Jonconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

SAFRAN

ORANGE

+ 77 000 Décideurs

Tout voir
Proposé par

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

Détectez vos opportunités d’affaires

78 - St Germain en Laye

Entretien de linge de table dans les bâtiments communaux

DATE DE REPONSE 04/02/2022

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS