Les acteurs du déchet et du recyclage se dotent d'un plan de filière

La mise en place des plans de filière se poursuit. Des mécanismes incitatifs à l’intégration de matières recyclées, des efforts sur l’usage des combustibles solides de récupération, et le développement de la robotisation sont envisagés par les acteurs du recyclage et du traitement des déchets.

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Les acteurs du déchet et du recyclage se dotent d'un plan de filière
Le contrat stratégique de la filière Traitement et valorisation des déchets a été signé le 18 janvier à Limay (Yvelines), sur le site de France Plastiques Recyclage.

La filière Transformation et valorisation des déchets se structure. Crée dans la foulée de la feuille de route économie circulaire, elle prend forme, à l’instar des autres filières labellisées, avec la signature d’un contrat stratégique.

Signé ce vendredi 18 janvier, il propose six "projets structurants" : développer et soutenir l’incorporation de matières premières de recyclage dans les produits finis, accompagne la croissance des besoins en valorisation énergétique grâce à l’émergence d’une filière de consommation des combustibles solides de récupération (CSR), accompagner les acteurs sur la recyclabilité, accélérer la robotisation des centres de tri, accélérer la croissance des entreprises et leur présence à l’international, et accompagner l’évolution des compétences.

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De potentielles incitations à l’intégration de matières recyclées

"Ce contrat est emblématique du besoin de conjuguer écologie et entreprises. Les clients changent violemment de modes de consommation, qu’il convient d’anticiper", s’est réjouie Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances. "C’est grâce à l’entente de toutes les parties prenantes que nous pourrons construire un monde pour nos enfants", a renchéri le président du comité stratégique de la filière, Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez. Jean-Philippe Carpentier, président de la Fédération des entreprises du recyclage, assurera la vice-présidence du CSF avec Bernard Harambillet, directeur de l’activité Recyclage et valorisation des déchets de Veolia.

L’Etat, les acteurs du déchet et ceux du recyclage s’engagent à mieux répondre aux industries consommatrices de matières premières. Des mécanismes économiques favorisant l’emploi de matières recyclées seront étudiés. "Les acteurs de nos métiers sont prêts à investir de manière importante, mais nous ne pouvons pas investir dans des filières sujettes à des soubresauts de l’économie mondiale", a estimé Jean-Louis Chaussade. Un réseau d’expertise dédié aux questions du recyclage, qui aura pour vocation à devenir un centre, sera également crée. Lors de la mise en marché d’un produit, les industriels pourront solliciter le réseau pour une analyse du cycle de fin de vie et des recommandations liées à la conception, au tri et au recyclage. Ce réseau devra s’auto-financer à court terme.

Le CSR devient une priorité

Une attention particulière sera portée au développement de la production et de la consommation de combustible solide de récupération (CSR). "Plus on recycle, et plus on génère des refus de tri. Le procédé engendre quelques pourcentages indésirables. Nous travaillons pour définir les conditions qui permettraient d’investir dans de nouvelles unités de CSR raccordées à des réseaux de chaleur urbains ou à des industriels. Il ne s’agit aucunement de construire de nouveaux incinérateurs", a expliqué Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Plusieurs leviers (installations dédiées, soutien aux coûts de fonctionnement des installations de combustion) sont envisagés afin de réduire le différentiel de coût entre le CSR et les énergies fossiles. Le fonds déchets de l’Ademe sera mis à contribution.

L’essor de la robotisation des centres de tri est, lui, envisagé au moyen de la mise au point d’une gamme de robots intelligents "par des leaders nationaux". "Il faut créer une véritable industrie qui va pouvoir transformer le tri en une ressource. L’évolution des robots, l’intelligence artificielle, le deep learning, ouvrent des opportunités à nos activités. Le métier de trieur évolue et se concentre sur le contrôle qualité, sans contact direct avec le flux de déchets", a précisé Bernard Harambillet. Une manière, également, de rendre plus attractifs les métiers du recyclage – un engagement de développement de l’emploi et des compétences est planifié dans le plan de filière. Les embauches ont progressé de 3% l’an dernier dans le secteur.

La "French Fab" embarque le recyclage

Mieux armées, les entreprises du déchet et du recyclage pourront poursuivre leur croissance. L’accélérateur PME de Bpifrance est ainsi incité à participer. Stratexio, le programme d'accompagnement stratégique à l'international des PME piloté par le Medef, sera mis à contribution pour accompagner la croissance des entreprises hors des frontières. Le label "French Fab", inspiré de la French Tech, intègre déjà les acteurs du recyclage.

Ces initiatives, destinées à aider une filière de 112 000 emplois directs et au chiffre d’affaires de 19,3 milliards d’euros en 2017, seront prochainement complétées par la loi post-feuille de route économie circulaire, actuellement en phase de préparation.

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