Economie

Les achats continuent de compter

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Meilleure en 2009 qu'en 2008, la visibilité des fonctions achats se maintient en 2010.

Les achats continuent de compter © Fotolia

Entre 40% et 70% du chiffre d’affaires. C’est ce que pèsent les achats de 80% des entreprises du CAC 40 qui mentionnent cette part dans leur rapport annuel 2010.

"Peut-être  qu’un jour on s’apercevra que les achats représentent un élément important de la stratégie des entreprises", ironise Pierre Pelouzet, président de la CDAF (compagnie des dirigeants et acheteurs de France).

Avec un tel poids, pas étonnant que les fonctions achats aient un réel besoin de reconnaissance et de visibilité ! C’est pourquoi le cabinet de conseil en achats AgileBuyer, en partenariat avec la CDAF ont mis en place l’indice de reconnaissance interne des achats (IRIA).

Il s’agit d’un outil qui se base sur la représentation des achats dans les rapports annuels, rapport développement durable et documents de références des sociétés du CAC40. Les résultats de cette enquête, étaient remis ce jour, devant un parterre de professionnels des achats.

Réalisée pour la troisième année consécutive cette étude montre une certaine stabilité par rapport à l’année dernière. 24 entreprises du panel mentionnent leur direction achat contre 25 l’année dernière et 16 seulement en 2008. La part des achats est indiquée par 19 entreprises. C’est autant qu’en 2009. "Il n’y a donc pas eu d’effet crise", analyse Olivier Wajnsztok, le directeur associé d’AgileBuyer.

Le grand bon en avant des énergéticiens

La crainte des acheteurs étaient en effet d’avoir été mis en avant en tant que fer de lance des tactiques mises en œuvre par leur groupe pour résister à la crise, pour être délaissé plus tard. Il n’en est rien.

Par ailleurs l’étude met en évidence une certaine homogénéisation de la visibilité de la fonction dans les entreprises. La famille d’achats "confidentiels" -avec un IRIA compris entre 0 et 20 - disparait tandis que davantage d’entreprises viennent gonfler les rangs des les catégories "discrets" et "bons".

La famille "best in class", quant à elle ne compte que 11 entreprises contre 17 en 2009. A noter, l’entrée directement dans cette catégorie du nouvel entrant Publicis. Mais aussi le grand bond en avant des énergéticiens qui mettent davantage en évidence les achats. GDF Suez s’offre même le luxe de passer devant les industriels Michelin et PSA pourtant réputés pour avoir historiquement et culturellement une bonne reconnaissance envers leurs directions achats.

En marge de cette étude, les auteurs ont également mesuré le nombre d’entreprises du CAC 40 évoquant la charte de bonnes pratiques, mise en place l’année dernière par la médiation de la sous-traitance interentreprises. Sur 20 signataires seulement 3 la citent dans leurs documents.

"Les rapports annuels sont d’envergure internationale, la charte elle est très franco-française", justifie Jan Keller le directeur des achats groupe d’Air liquide, qui précise "cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de bonnes pratiques ailleurs !"

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