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Les abeilles d'Apilab détectent les pollutions

Publié le

Les abeilles d'Apilab détectent les pollutions © FRAUNHOFER ; D.R.

Les entreprises citées

Au lieu d'une batterie de capteurs... une ruche. Le bureau d'études Apilab propose de diagnostiquer et de surveiller les pollutions sur les sites industriels grâce aux abeilles. Il utilise ces insectes, très sensibles aux métaux lourds, dioxines, pesticides et polychlorobiphényles (PCB), pour observer l'environnement en complément de campagnes de mesures traditionnelles des sols, de l'air et de l'eau. « Les abeilles meurent ou présentent des modifications comportementales à des doses de polluants très faibles », avance Benjamin Poirot, le directeur de la société (quatre salariés) basée à La Rochelle (Charente-Maritime). Grâce à un transfert de technologie de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), l'entreprise, créée en 2007, propose d'équiper les ruches avec des capteurs de pression, de température, de luminosité et des caméras pour suivre la mortalité des insectes en temps réel. « Cela permet de lancer très rapidement une alerte en cas de problématique environnementale », avance le docteur en biochimie, fils et petit-fils d'apiculteur. Maya et ses soeurs sont, en outre, utilisées pour mener des diagnostics environnementaux. Des prélèvements sur des abeilles vivantes sont réalisés de deux à quatre fois par an et envoyés à des laboratoires indépendants. Objectif : étudier l'évolution d'un polluant dans le temps. Le groupe Vinci a déjà fait appel à Apilab pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux afin de mesurer l'impact du chantier sur les abeilles. Et la start-up travaille aussi avec Areva sur un projet de suivi des radionucléides dans d'anciennes carrières. Les entreprises trouvent-là un bon moyen de valoriser leur image. L'abeille bénéficie en effet d'un fort capital de sympathie auprès du grand public sur lequel il est facile de communiquer.

L'INNOVATION

Equipée de capteurs de pression, de température, de luminosité et de caméras, les bioruches peuvent suivre précisément l'état de santé des abeilles. Si plusieurs capteurs enregistrent des valeurs anormales, une alerte est directement transmise par téléphone portable. Leurs causes sont ensuite analysées par Apilab.

L'OPPORTUNITÉ

Abeilles mais aussi mousses, lichens ou truites sont commercialisés depuis quinze ans pour la biosurveillance. Des normes mises au point par l'Afnor existent depuis 2008.

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