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L'Usine Aéro

Les 5 lancements marquants de l’aéro en 2018

Olivier James , , , ,

Publié le

Du géant Airbus à la jeune entreprise VoltAéro en passant par le trublion SpaceX, l'année 2018 aura été l'occasion de nombreux lancements d'appareils dans le secteur aéronautique et spatial. Retour sur 5 lancements marquants.

Les 5 lancements marquants de l’aéro en 2018 © SpaceX

Avec Falcon Heavy, SpaceX ne touche plus terre

Des images qui resteront dans l’histoire : une Tesla rouge voguant dans l’espace et le retour synchronisé sur la base de lancement des deux boosters latéraux du lanceur Falcon Heavy. Ce jour-là, mardi 6 février, Elon Musk marque les esprits et écrit une nouvelle page d’histoire de la conquête spatiale avec SpaceX, qui renforce d’un coup d’un seul sa crédibilité industrielle. Avec sa fusée ultra puissante, capable de transporter jusqu'à 60 tonnes de charge utile en orbite proche, et réutilisable, il se pose en acteur majeur du spatial. Si cette fusée – destinée à préparer de futures missions martiennes – ne sera pas un concurrent direct d'Ariane 5, l'Europe spatiale n'en reste pas moins sous pression pour défendre sa place sur le marché des satellites de télécommunications.

Mais dans ce duel au sommet, l'Europe et les Etats-Unis ne luttent pas à armes égales. Quand les Etats-Unis dépensent 50 milliards de dollars par an dans leur programme spatial, l'Europe essaye de suivre avec un budget cinq fois moindre… Outre Ariane 6, dont le premier vol est programmé en 2020, l’Europe compte rester dans la course avec le développement du futur moteur ultra low cost Prometheus, fonctionnant à l'oxygène liquide et au méthane. L'objectif est ambitieux : le produire pour un coût unitaire d'environ 1 million d'euros, soit 10 fois moins que le coût de production du moteur actuel Vulcain 2 qui équipe l’étage principal d’Ariane 5.

Pour aller plus loin

Le Falcon 6X décolle, mais Safran n’est plus à bord

L’heure est à la liesse ce mercredi 28 février : le prestigieux hangar VIP de Dassault Aviation à l’aéroport du Bourget accueille la cérémonie de lancement du Falcon 6X. Tout le monde est à la fête pour saluer la naissance de ce jet haut de gamme, qui doit effectuer son premier vol début 2021 et entrer en service en 2022. Tout le monde ? Pas tout à fait. Un absent notoire est sur toutes les lèvres : Safran. Le motoriste qui devait équiper le Falcon 5X s’est fait refouler par Dassault en décembre 2017, en raison d’une série de difficultés apparues lors du développement du Silvercrest, le système propulsif destiné à l’appareil.

Face au retard à répétition, l’avionneur décide de trouver un nouveau partenaire, Pratt&Whitney Canada, et de concevoir un nouvel avion, sur les bases du précédent. Deux avions qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, à ceci près que le Falcon 6X possède une cabine un peu plus longue que celle du Falcon 5X, un réservoir plus grand, un aménagement intérieur modernisé et un rayon d’action de 10 186 km – de quoi assurer par exemple un vol Paris-Hong Kong – contre 9600 km pour le Falcon 5X. L’avionneur prévoit dès 2023 un niveau de production de 2 Falcon 6X par mois.

Pour aller plus loin

L’Airbus A321neo LR décolle du Bourget

Comment faire du neuf avec du vieux. L'A321neo LR (pour «"long range", grand rayon d’action) a effectué mardi 13 février son premier vol d'essai transatlantique, au départ de l’aéroport du Bourget et en direction de New York. Avec cet appareil, Airbus propose un monocouloir capable de couvrir de longues distances. Objectif pour l’avionneur européen : séduire les compagnies aériennes proposant des vols low cost long-courrier. Capable de transporter jusqu'à 240 passagers sur une distance maximale de 7400 kilomètres, ce chaînon manquant entre l’321neo et l’A330-800 devrait entrer en service d’ici la fin de l’année.

Avec l’A321neoLR, Airbus joue à plein la carte de l'innovation incrémentale, basée sur l'amélioration de l'existant, que l’industriel applique en particulier sur cette famille des A320. L'A321neo LR est issue d'une version modifiée de l'A321neo actuel : un troisième réservoir qui se fixe au caisson central de voilure et un aménagement de cabine optimisé, sans oublier quelques modifications de la voilure et des trains d’atterrissage.

Pour aller plus loin

Airbus intronise l’A220, nouveau membre de la famille

Jamais Airbus n’a semblé aussi québécois que ce mardi 10 juillet : l’avionneur européen intronise l’avion CSeries dans sa flotte, dont il a pris définitivement le contrôle le 1er juillet auprès du canadien Bombardier. Un événement qui marque, moins de dix mois après l’annonce de l’achat du programme, à la fois un achèvement mais aussi le début d’une nouvelle phase stratégique. Car pour Airbus, le succès commercial d’un avion dont il n’est pas le développeur – pour la première fois de son histoire – reste à concrétiser. Un défi qui passe d’abord par un changement de nom : intronisé dans la flotte airbusienne, le CSeries devient l’Airbus A220. Un nom à mi-chemin entre l’A320, famille des monocouloirs à succès d’Airbus, et l’A200, le nom de code historique de l’A320.

Une dénomination qui s’explique par le positionnement de l’appareil, juste en dessous de la famille A320 : l’A220-100 (ex CS 100) peut embarquer de 100 à 135 passagers et l’A220-300 (ex CS 300) de 130 à 160 passagers. Deux monocouloirs qui s’intercalent en termes de capacités et de rayons d’action entre les avions régionaux et les monocouloirs historiques d’Airbus avec des capacités allant jusqu’à 240 sièges. Reste le plus dur à réussir pour Airbus qui a pris le contrôle du CSeries sans bourse délier : parvenir à redresser les ventes au ras du plancher de l’ex appareil que Bombardier avait officiellement lancé en 2008.

Pour aller plus loin

L’ex Airbus Jean Botti lance l’avion hybride électrique Cassio 1

Il y a une vie après Airbus. Jean Botti le prouve. L’ex patron de la technologie et de l’innovation de l’avionneur européen a créé son entreprise, VoltAero, pour se lancer dans l’aventure des appareils hybrides électriques. Et présente les fruits de ses développements le 18 octobre : le petit avion s’appelle, Cassio 1, première version de ce que l’entreprise sera en mesure de produire dès la fin de l’année 2021. Le système propulsif est constitué de deux moteurs électriques à l’avant de 60 kW chacun ainsi que de d'un moteur électrique à l’arrière de 180 kW couple a un moteur thermique de 150 kW.

"Nous visons le marché des avions de 4 à 9 places, qui ont 3 heures et demie d’autonomie et un rayon d’action de 1200 km, détaille alors Jean Botti à L’Usine Nouvelle. C’est un projet qui nécessite un budget de 70 millions d’euros, comprenant la construction d’une usine. Elle sera basée en Nouvelle Aquitaine, car la région nous soutien, mais nous ne savons pas encore où précisément." Le dirigeant a pour ambition de produire à termes 150 avions par an avec une équipe de 110 personnes.

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