Les 40 usines de l’année : La relocalisation réussie de la fonderie Loiselet

En cette fin d'année 2012, L'Usine Nouvelle revient sur les 40 sites industriels qui ont fait l'actu depuis le 1er janvier dernier.

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Les 40 usines de l’année : La relocalisation réussie de la fonderie Loiselet

Après onze ans de fabrication en Chine, la fonderie Loiselet a repris au mois de septembre 2012 la production à Dreux. Grâce à la ténacité de son PDG et à son analyse froide de l’ensemble des coûts réels, en France et en Chine.

Sylvain Loiselet se souviendra du 10 septembre 2012, jour du lancement de la production de sa fonderie de Dreux (Eure-et-Loir), onze ans après l’arrêt de l’usine de Nogent-le-Roi, pour des raisons d’environnement et de compétitivité. Entre-temps, Sylvain Loiselet, l’actuel PDG qui a racheté l’entreprise familiale en 2001, avait ouvert une coentreprise de production en Chine. Celle-ci est aujourd’hui fermée, Loiselet ne conservant qu’une filiale destinée principalement à la veille.

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"Dès 2001, je m’étais dit que je créerais un jour une nouvelle fonderie en France, assure Sylvain Loiselet, mais je pensais à l’époque à de la petite série. Aujourd’hui, je fais de la grande série". Ce choix de la relocalisation n’est pas une tocade patriotique. Il s’appuie sur une analyse froide, après l’examen de sept facteurs,- le prix n’étant que l’un deux -, à côté de la qualité, de la réactivité ou des stocks. La production est effectivement moins chère en Chine, mais le coût de la matière première, importée, est plus élevé, en partie à cause de la TVA chinoise. Quant au transport maritime des pièces, il coûtait un million d’euros par an. Et la durée d’acheminement obligeait à disposer d’un stock important en France, soit une immobilisation de deux millions et demi d’euros.

Tout compte fait, l’usine de Dreux, fortement automatisée et pilotée à l’aide du logiciel de gestion de production Clipper, est plus compétitive. "Là, où cent ouvriers étaient nécessaires en Chine, dix suffisent ici", affirme Sylvain Loiselet. L’usine tourne actuellement avec une équipe, avant de monter en puissance au mois de mars avec une deuxième équipe, puis en septembre avec une troisième. La société a déjà engrangé pour 38 millions de commandes, soit trois ans de production. Le PDG de 35 ans a gagné son pari, récompensé de sa ténacité et de sa prise de risques face à des banques très frileuses. En écrivant directement au ministre de l’Industrie en 2010, il avait débloqué la situation et obtenu la première aide à la réindustrialisation sous la forme d’un prêt à taux zéro de 6,5 millions d’euros, pour un investissement total de 15 millions.

Patrice Desmedt

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