Les 35 heures, la SNCF fonce sur le low-cost, la crise agricole... la revue de presse de l'industrie

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Les Français favorables à une réforme des 35 heures

"La gauche a cru un temps que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. C'étaient des fausses idées", avait déclaré Emmanuel Macron lors de l'université du Medef, relancant le débat sur les 35 heures. Face au tumulte provoqué en particulier à l'aile gauche du PS, Manuel Valls avait été contraint de recadrer publiquement son ministre de l'Economie. Mais finalement, qu'en pensent les Français ? Dans un sondage CSA publié ce matin par Les Echos, "71 % des Français se disent prêts à laisser les entreprises fixer librement le temps de travail, si les salariés en sont d'accord. "Un score sans appel", souligne le journal.

A noter que même chez les sympathisants du Parti socialiste, 69 % se disent favorables à cette évolution. De quoi faire réfléchir un Manuel Valls, qui "pousse à élargir la place de la négociation collective en entreprise" mais "a exclu toute modification de la durée légale du travail", rappellent Les Echos.

La SNCF se "Ryanairise"

Le Parisien revient ce matin sur la stratégie de la SNCF, qui assume désormais complètement son virage dans le low-cost. "Longtemps Tabou, le terme low-cost est désormais assumé à la SNCF. Et même revendiqué. Hier, la compagnie ferroviaire a annoncé l'extension du réseau de son TGV à bas coût Ouigo", écrit le journal. Après les villes du sud de la France, les trains roses et bleus désserviront à partir du premier trimestre 2016 le Nord (avec notamment les gares de Tourcoing et TGV Haute-Picardie, près d'Amiens) et l'Ouest (Nantes, Rennes, Le Mans et Angers).

Cette stratégie de proposer des trajets à bas coûts se retrouve également sur la route, note Le Parisien. La SNCF prévoit ainsi pour 2016 le "triplement de la flotte d'autocars et doublement de la taille de l'entreprise ainsi que de son offre". Sa filiale IDBUS cherche en effet à s'imposer sur un marché des trajets en autocars libéralisés par la Loi Macron.

Manifestation des éleveurs : bilan mitigé

Au lendemain de la manifestation des agriculteurs à Paris, Le Monde revient sur le bilan mitigé de cette journée d'action. "Plus de quinze cents tracteurs venus de toute la France ont convergé vers la capitale dans la matinée à l’appel de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA)", écrit le quotidien du soir. Xavier Beulin, le président de la FNSE, a relayé les mesures annoncées un peu plus tôt par Manuel Valls (année blanche, baisses de cotisation MSA, reports de charges, "pause sur les normes environnementales" et instauration d’un fonds de réserve pour les mauvaises années). Mais il s'est fait hué par une partie de la foule.

"Les reports de charges, c’est du vent : le mois prochain ne sera pas meilleur", réagit Bruno Jullien, éleveur laitier dans les Ardennes, très remonté contre Xavier Beulin, cité par Le Monde. "Ce gars gagne au moins 15 000 euros par mois, sans compter ses élevages de poulets au Brésil. Les petits paysans, il n’en a rien à foutre." Certains éleveurs prévoient ainsi de nouvelles actions et se rendront lundi au Conseil européen à Bruxelles.


Xavier Beulin hué par les agriculteurs à Paris par lemondefr

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