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Les 12 travaux des DRH pour garder leurs salariés en 2017

Christophe Bys

Publié le

Entretien L'éditeur de logiciels pour la gestion des talents Talentsoft publie une liste des 12 tâches à accomplir en 2017 à destination des DRH. A cette occasion, Alexandre Pachulski le chief producteur officer, commente trois tendances à l'oeuvre. 

Les 12 travaux des DRH pour garder leurs salariés en 2017
Pour leur redonner le banane, les DRH vont avoir du boulot
© photo Pascal Guittet

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

L'Usine Nouvelle - Pour vous les DRH vont devoir concevoir une expérience de travail en 2017. En quoi cela consiste-t-il ? 

Alexandre Pachulski - Je travaille dans le secteur des ressources humaines depuis une quinzaine d'années. Leur métier consistait esssentiellement à créer des processus efficients pour les différentes tâches qui leur incombaient. Cela n'est plus tenable aujourd'hui. Les directions des ressources humaines doivent se saisir de questions comme le bien être au travail, les attentes des salariés vis-à-vis du travail... Cette notion doit être complètement réinventée. Pour répondre à ce défi, les DRH devront être en mesure d'apporter une réponse à "qu'est ce qui fait venir les salariés ?" et "que faire pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes ?"

On voit bien que les process ne peuvent plus être une réponse. Cette dernière doit être globale et intégrer l'environnement de travail, la définition du poste, les outils... Pour le dire autrement et résumer, les DRH devront prendre de la hauteur en 2017.

Mais pourquoi est-ce plus d'actualité aujourd'hui qu'il y a un an ou deux selon vous ? 

Parce que plusieurs phénomènes sont arrivés à terme, en ce sens où il n'y a pas un rendez-vous (ou presque) où on ne m'en parle pas. J'en distingue trois. Le premier est la possibilité de travailler au bureau mais aussi en dehors du bureau. Des entreprises utlisent des coworking. Ensuite, le développement des travailleurs indépendants  est une réalité. D'ici 3 à 5 ans, leur part sera de plus en plus importante. Il est devenu essentiel de réfléchir à l'expérience que l'on propose à ces nouveaux salariés nomades et autres freelances. Par ricochet, tous les salariés, ou en tout cas un nombre croissant de personnes sont concernés. Vous ne pouvez plus raisonner en process quand les salariés arrivent au bureau avec leur tablett mobile. 

La deuxième tendance parle de nouvelles manières de travailler. Comment ?

Talentsoft a déménagé en 2016, ce qui nous a conduit à réfléchir aux situation de travail les plus répandues. Nous avons constaté que le bureau était le lieu quand on doit travailler à plusieurs personnes. Aussi longtemps qu'on travaille seul, on n'en a pas besoin. 

Le temps où on travaillait de 9 à 18 heures du lundi au vendredi avec cinq semaines de vacances de congés est passé. Aujourd'hui, on peut travailler tout le temps, partout. Les entreprises vont donc devoir apprendre à gérer cela. La loi doit s'adapter mais la mise en place, l'application de la loi, doit être faite de manière intelligente, adaptée au travail. 

Par ailleurs, à ces nouvelles façons de travailler doivent correspondre de nouvelles façons de manager. Pour ne prendre qu'un exemple, un manager ne peut plus être celui qui contrôle le travail des autres. Aujourd'hui, il existe des outils de suivi collaboratif qui font cela très bien. Le temps où on voit son manager doit être un moment de discussion, de création, de décision. Les DRH ont un rôle majeur à jouer pour accompagner ses évolutions. Elles ne peuvent pas les ignorer. 

Le troisième impératif pour 2017 concerne l'office management, soit l'aménagement de l'espace de travail. Est-ce vraiment urgent ? 

C'est l'aménagement mais c'est plus que cela. c'est une manière de faire vivre les valeurs, la culture d'entreprise. Je reviens à notre exemple mais il me semble éclairant. La transparence avec les salariés fait partie de nos valeurs, nous avons aménagé l'espace de façon à ce que cela se voit, en réduisant les bureaux fermés, en offrant à chacun de voir les autres. Bien sûr, il peut y avoir besoin de conversations confidentielles et nous avons prévu des espaces pour cela. 

Tout cela pour vous dire que l'office management est un véritable outil de travail, s'il est porté par des valeurs fortes. Notre responsable des services généraux a été rattaché à la DRH. 

Au-delà de notre exemple, ma conviction est qu'on peut avoir les plus beaux process, afficher les plus belles valeurs, si vous avez des bureaux qui évoquent l'administration soviétique vous aurez beaucoup de mal à mobiliser les énergies. De même l'écart entre les bureaux que vous proposez aux salariés et leur cadre à domicile ne doit pas être trop grand, car les salariés peuvent aujourd'hui comparer. Il sera de plus en plus difficile, et bientôt impossible de demander aux salariés d'être créatif ou collaboratif si l'aménagement de l'espace ne va pas dans ce sens. Cela a un impact sur la performance des salariés. 

C'est une bonne nouvelle pour les fabricants de mobiliers de bureau. Il va donc falloir dépenser plus ?. 

Pas nécessairement. il faut apprendre à dépenser mieux et autrement surtout. Le but est d'utiliser le budget intelligemement. Combien d'entreprises vont dépenser de l'argent pour la décoration des salles de réunions alors qu'elles utilisent un outil médiocre de visio-conférence. Si on veut que les collaborent à distance, l'essentiel est de penser aux outils. L'impératif en 2017 est la cohérence. C'est d'ailleurs là que les DRH ont un rôle stratégique à jouer. Elles sont les mieux placées pour que l'ensemble des décisions prises soient cohérentes. Elles ont un rôle essentiel à jouer si elles saisissent l'occasion qui se présentent à elles.

 

 

L'infographie de Talentsoft avec les 12 tendances à l'oeuvre en 2017

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1 commentaire

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28/01/2017 - 19h24 -

Faire venir les salariés, cela existe déjà... Les conserver, c'est déjà plus compliqué, mais l'objectif n'est-il pas un peu réducteur? Les salariés resteront s'ils se sentent bien dans l'entreprise. SI leur travail les fait grandir, leur permet de se réaliser. De toute façon tous les types de contrat leur permettent de quitter le navire moyennant préavis. Le vrai enjeu, c'est de les mettre en situation de ne pas se poser la question de partir. Car ce sont eux qui décideront, in fine. Et donc la question de fond: Qu'est-ce qui fait qu'une personne est heureuse dans son travail? Les crèches, les souplesses sur les horaires, un beau bureau ou le co-working... C'est bien tout ça, ça les aide, ça respire la modernité... Mais est-ce cela qui rend le salarié fier de ce qu'il entreprend dans l'entreprise? N'oublions pas de prendre en compte l'incroyable impact d'un bon manager. A 80%, c'est lui, par son attitude et son savoir être, qui va permettre ou non la révélation d'un salarié heureux!
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