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Les 10 recommandations de l’industrie gazière aux candidats à la présidentielle de 2017

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A l’approche de l’élection présidentielle de 2017, l’Association française du gaz veut alerter les politiques sur l’importance du gaz dans le cadre de la transition énergétique. Cette énergie fossile, la moins émettrice de CO2, pourrait accompagner le développement des énergies renouvelables et de la mobilité propre.

Les 10 recommandations de l’industrie gazière aux candidats à la présidentielle de 2017 © DR

Mardi 27 octobre, l’Association française du gaz (AFG) a envoyé un livre blanc à 400 hommes politiques, grands administrateurs et industriels français. Titré "Les 10 propositions de l’industrie gazière pour 2017", il regroupe une série de recommandations adressées en particulier aux participants des différentes primaires et aux futurs candidats à l’élection présidentielle à venir. L’enjeu est de pérenniser les 160 000 emplois de ce secteur et d'en créer de nouveaux dans le cadre de la croissance verte voulue par l’Accord de Paris et la loi de transition énergétique.

Les 10 propositions sont les suivantes :

1 - La création par l’Etat d’un fond de garantie à l’investissement en matière de gaz renouvelable. De multiples projets de production de biométhane et de bioGPL existent mais sont freinés par un accès limité aux emprunts bancaires.

2 - Aider à la mise en place des projets d’économie circulaire dans les territoires (mobilité au biogaz, méthaniseurs…)

3 - Mettre en place un comité de pilotage regroupant les acteurs publics et privés, et dédié à l’usage du gaz dans la mobilité terrestre et maritime.

4 - Stimuler l’usage du gaz en remplacement du charbon et du fioul par la fixation d’un prix plancher européen du carbone avec une visibilité sur son évolution dans le temps.

5 - Favoriser la rénovation des systèmes de chauffage dans un cadre fiscal et réglementaire stable, simple et pérenne.

6 - Mettre en place une "prime à la casse" pour le remplacement de chaudières anciennes par des chaudières à gaz performantes dans les logements occupés par des personnes en situation de précarité.

7 - Favoriser la pérennité et inciter l’utilisation des infrastructures françaises déjà existantes pour un mix énergétique efficient.

8 - Garantir pour une période de 10 ans le maintien de l’écart fiscal entre le gaz carburant et les carburants traditionnels.

9 - Donner une impulsion forte au développement du Power-to-Gas en aidant au développement de démonstrateurs pour la valorisation des surplus d’électricité d’origine renouvelable. Cette technologie permet d'utiliser de production électrique en hydrogène ou en méthane de synthèse.

10 - Soutenir l’innovation en doublant la part des budgets publics recherche et développement dédiée au gaz. Aujourd’hui l’Etat consacre un peu de 60 millions d’euros chaque année à la recherche dans l’énergie, dont une part très minoritaire revient au gaz.

Pas de place pour le gaz de schiste

Le gaz et les énergies fossiles en général étaient peu audibles pendant la COP21 en décembre dernier. Jérôme Ferrier, président de l’AFG, est persuadé que le bon moment est venu pour mettre en avant le gaz et être entendu par les politiciens français. "Depuis 2014, l’Union gazière internationale est invitée aux travaux préparatoires des G20 et, pour la première fois, le gaz a été évoqué dans le document final du G20 réuni à Hangzhou (Chine) en 2016", se réjouit-il. "Au niveau mondial, le gaz naturel est désormais admis comme étant l’énergie fossiles avec laquelle il faut composer pour assurer le développement des énergies renouvelables", ajoute-t-il.

On notera dans les dix recommandations l’absence d’une recommandation sur l’exploitation de gaz en France et en particulier du gaz de schiste. Si l’AFG est favorable à la recherche scientifique sur ces sujets, elle a volontairement écarté cette question "déjà débattue", même si certains candidats aimeraient rouvrir le dossier. "Nous ne voulons pas troubler notre message. L’avenir du gaz naturel ne repose pas sur le développement du gaz de schiste. Il y a suffisamment de réserves de gaz conventionnel dans le monde pour que son avenir soit assuré", explique Jérôme Ferrier qui ajoute que "parler de gaz de schiste aurait atténué la portée des autres propositions".

 

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