Les 10 propositions des ingénieristes au futur président

Assouplissement du Crédit impôt recherche, simplification du Crédit impôt pour la compétitivité de l’emploi, création d’un droit de l’expérimentation… La fédération professionnelle de l'ingénierie, le Syntec-Ingénierie, fait sa liste de vœux aux candidats à la présidentielle.

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Les 10 propositions des ingénieristes au futur président

Les ingénieristes tiennent à faire entendre leur voix durant la campagne présidentielle. Leur fédération professionnelle, le Syntec-Ingénierie, a adressé dix propositions aux candidats lors de ses vœux jeudi 19 janvier. "Elles sont fondées sur les préoccupations de nos adhérents, et sur la synthèse de nos travaux des mois passés", assure Nicolas Jachiet, président du Syntec-Ingénierie.

L’une des propositions concerne directement l’industrie. Le Syntec-Ingénierie propose de convertir le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en baisse pérenne des charges sans limite de salaire. Nicolas Jachiet juge la mesure utile à la compétitivité mais trop complexe. "Il est actuellement limité aux emplois rémunérés à moins de 2,5 Smic, alors que la compétitivité de notre pays se joue sur une tranche plus élevée de salaires", estime la fédération.

Droit à l’expérimentation

La fédération propose de "dynamiser la recherche et l’innovation" avec deux mesures : une révision du mécanisme du Crédit impôt recherche (CIR) pour permettre aux entreprises d’ingénierie d’être soit directement bénéficiaires soit vendeuses de prestations éligibles au CIR. "En 2014, l’accès au CIR pour les entreprises d’ingénierie", estime le Syntec. "Il faut redonner de la souplesse et de la simplicité à cet outil". Plus original, les ingénieristes plaident pour un droit à l’expérimentation. Il s’agit en fait d’élargir l’article 88 de la loi relative à la liberté de création qui permet de déroger à certaines normes de constructions. Cet article est pour le moment réservé aux projets d’Opérations d’intérêt national.

Le Syntec-Ingénierie met l’accent sur la formation. Deux de ses propositions y sont dédiées. "Il faut sensibiliser dès le collège les jeunes aux métiers d’ingénieur et les former aux outils numériques", avance la fédération. Côté formation professionnelle, les ingénieristes estiment que les réformes successives ont permis des avancées importantes, mais ont complexifié les dispositifs de financement.

Les autres propositions sont plus axées construction : relancer l’investissement public pour financer les projets de réhabilitation des bâtiments, favoriser la mise en œuvre du BIM, simplifier les processus de concertation et de décision en phase amont des ouvrages, renforcer le rôle de l’ingénierie en supervision des projets de construction, nouer un partenariat avec les architectes pour permettre l’émergence de sociétés mixtes de maîtrise d’œuvre. Le Syntec-Ingénierie compte ajouter de nouvelles propositions au cours de l'année 2017.

Les chiffres de l’ingénierie en France

350 000 emplois en France

44,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel

dont 19 milliards à l’international

30 000 recrutements par an dont près de 90% en CDI

(Source Insee Observatoire dynamique des métiers de l’OPIIEC)

 

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