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Les 10 industriels qui payent le plus mal leurs fournisseurs

Nicolas Robertson ,

Publié le

Le gouvernement l’avait annoncé, c’est désormais chose faite. Le ministère de l’Economie et des Finances a publié mardi 24 juillet la liste des entreprises sanctionnées pour n’avoir pas respecté les délais en matière de paiement interprofessionnel, après contrôle de la DGCCRF.

Les 10 industriels qui payent le plus mal leurs fournisseurs
Le ministère de l’Economie et des Finances a publié le 24 juillet 2018, la liste des entreprises sanctionnées pour n’avoir pas respecté les délais de paiement. Parmi elles, la RATP.
© Cédric Soares

Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances a mis en application sa menace, en publiant le 24 juillet la liste des entreprises sanctionnées pour n’avoir pas respecté la réglementation relative aux délais de paiement.

En effet, lors de la remise du rapport de l’Observatoire des délais de paiement en mars dernier, puis au cours des Assises des délais de paiement en mai, la secrétaire d’Etat avait affirmé sa volonté de renforcer la publicité faite sur les sanctions infligées aux entreprises qui ne respectaient pas leurs obligations. "Le « name and shame » peut améliorer le comportement des entreprises vis-à-vis des retards de paiement, expliquait-elle. J’ai souhaité que notre politique de transparence devienne un véritable outil de dissuasion. Les entreprises doivent savoir qu’elles prennent un risque en enfreignant la loi."

La loi Sapin 2, entrée en vigueur le 9 décembre 2016, a renforcé le cadre législatif de lutte contre les retards de paiement interentreprises avec notamment le rehaussement du plafond maximal de l’amende à 2 millions d’euros. Elle renforce également la publicité systématique des décisions d’amendes mises en œuvre. Mais la diffusion de la liste des mauvais élèves n’a été mise en pratique qu’en 2018, après un exercice 2017 durant lequel les entreprises s’étaient vues notifier la possibilité de diffuser leurs noms sans que cela ne soit le cas.

Au premier semestre 2018, 116 décisions d’amendes administratives ont été notifiées pour un montant total de 6,9 millions d'euros sur 1 500 établissements contrôlé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Parmi les entreprises sanctionnées, l’Usine Nouvelle vous dévoile les 10 industriels accusés d'avoir le moins respecté la réglementation et le délai de paiement de leurs fournisseurs.  

1/ Endel (Engie), le 26 mars : 375 000 euros

Endel est une entreprise chargée de la maintenance industrielle et des services associés. Elle gère également des projets industriels complexes tels que la construction de grandes infrastructures, leur transfert et leur démantèlement. En 2016, elle avait réalisé un chiffre d'affaires de 591 millions d’euros.

1 ex-aequo/ RATP, le 24 juillet : 375 000 euros

Le groupe RATP, également connu sous le nom de Régie Autonome des Transports Parisiens, est l'opérateur public de transport et de maintenance dont le siège est à Paris. En 2016, le chiffre d’affaires consolidé du groupe atteignait presque 5,5 milliards d'euros, en baisse de 2% par rapport au 31 décembre 2015.

2/ Blue Solutions (Bolloré), le 22 mai : 300 000 euros

Blue Solutions est une branche du groupe Bolloré et dispose des droits de propriété intellectuelle lui permettant de fabriquer et de commercialiser les batteries pour des voitures électriques intégrant la technologie LMP. Cette batterie est composée de films minces issus des techniques d’extrusion maîtrisées par le groupe Bolloré. La batterie LMP se distingue par une forte densité énergétique, une sécurité d’utilisation et de performance.

Sur l’année 2017, Blue Solutions réalisait un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros, soit une diminution de 2,53% entre 2016 et 2017.

2 ex-aequo/ Terra Lacta, le 30 mars : 300 000 euros

Terra Lacta est une coopérative laitière qui s’étend sur 18 départements du grand ouest et produit 730 millions de litres de lait de vache et 120 millions de litres de lait de chèvre. Sur l’exercice 2016, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 382 millions d’euros, en baisse de 4,11% par rapport à 2015.

3/ Compagnie des salins du midi et des salins de l’est, le 20 juin : 280 000 euros

Le Groupe Salins est l’un des principaux saliniers européens et se désigne comme "le seul pur salinier, en se consacrant exclusivement à la production et à la commercialisation de sel". Sur l’année 2017, la compagnie réalise un chiffre d’affaires de 142 millions d’euros, soit une augmentation de 10,08% entre 2016 et 2017.

4/ Rocca Transports, le 20 mars : 228 000 euros

Fondée en 1989, la société Rocca Transports est un transporteur spécialisé entre le continent et la Corse. Plus de 90 véhicules de distribution sillonnent la Corse pour réaliser les 1 400 livraisons quotidiennes qui sont confiées aux transports Rocca. Sur l’année 2016, elle réalise un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros soit une progression de 1,53% par rapport à 2015.

5/ Back Europ France, le 16 mars : 225 000 euros

Back Europ France est un distributeur de matières premières, fournitures et petit matériel auprès des professionnels des métiers de bouche et plus particulièrement ceux de la Boulangerie Viennoiserie Pâtisserie. Sur l’année 2017, il a réalisé un chiffre d’affaires de 287 millions d’euros.

6/ Comptoir Nouveau de la Parfumerie, le 05 avril : 200 000 euros

Le Comptoir Nouveau de la parfumerie est en activité depuis 63 ans. L’entreprise est implantée à Paris. Elle est spécialisée dans le secteur d’activité de la fabrication de parfums et de produits pour la toilette. Sur l’année 2016, l’entreprise avait réalisé un chiffre d’affaires de 241 millions d’euros, soit une croissance de 12,19% par rapport à 2015.

7/ Bonilait Proteines, le 23 mai : 160 000 euros

Bonilait est un fabricant français d’ingrédients laitiers pour l’industrie alimentaire et un spécialiste de l’allaitement animal. Sur l’année 2016, il réalisait un chiffre d’affaires de 136 millions d’euros soit une croissance de 14,06% par rapport à 2015.

8/ Haribo Ricqles ZAN, le 13 février : 140 000 euros

Haribo est la célèbre marque de confiserie allemande fondée en 1920 par le confiseur allemand Hans Riegel. Haribo France est la filiale la plus importance du groupe Haribo. Ses deux sites de production de Marseille et Uzès emploient 750 personnes et produisent annuellement les 50 000 tonnes de bonbons, qui représentent 37% du marché français de la confiserie de sucre en volume et 30% de ce marché en valeur.

9/ Sonepar Ile-de-France, le 11 avril : 130 000 euros

Sonepar est en activité depuis 60 ans. L’entreprise est spécialisée dans le secteur d'activité du commerce de gros de matériel électrique. Sur l’année 2017, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros soit une croissance de 8,53% entre 2016 et 2017.

10/ Schneider Electric France, le 30 mai : 100 000 euros

Schneider Electric est une multinationale européenne spécialisée dans la gestion de l'énergie, les solutions d'automatisation, le matériel, les logiciels et les services. En 2017, Schneider Electric réalise un chiffre d’affaires de presque 25 milliards d’euros soit légèrement plus que pour l’exercice 2016.

 

<< UNE MESURE POUR PROTEGER LES PME

La lutte contre les retards de paiement interentreprises constitue un enjeu majeur pour le bon fonctionnement de l’économie et la compétitivité des entreprises, estime le gouvernement. Ces retards fragilisent les entreprises qui en sont victimes, en particulier les PME, et peuvent se répercuter au-delà dans toute la chaîne de valeur.

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2 commentaires

Nom profil

28/07/2018 - 21h49 -

Ce genre de publication est très bien continuez !
Répondre au commentaire
Nom profil

25/07/2018 - 10h14 -

Ce qui fragilise aussi les PME, c'est la collecte de la TVA, dont elles font l'avance à l'état avant d'avoir été payées… A quand une TVA sur les encaissements pour les petites industries ?
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