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Quotidien des Usines

Les 1 300 salariés d'Upsa à Agen inquiets du projet de vente de Bristol-Myers Squibb

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Le groupe pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb (BMS) pourrait d'ici fin 2018 décider de vendre l'usine d'Upsa à Agen (Lot-et-Garonne), spécialisée dans l'aspirine effervescente.

Les 1 300 salariés d'Upsa à Agen inquiets du projet de vente de Bristol-Myers Squibb
Chaque année, le site Upsa d'Agen produit plus de 330 millions de boîtes de médicaments.
© Pascal Guittet

Les entreprises citées

La volonté de Bristol-Myers Squibb (BMS) de vendre Upsa et son usine d'aspirine effervescente basée à Agen (Lot-et-Garonne) ne semble plus faire guère de doute. Chaque année, ce site, qui emploie 1 300 personnes, produit plus de 330 millions de boîtes d'aspirine, de Dafalgan, de citrate de Bétaïne ou de Donormyl. Mi-juin 2018, le groupe pharmaceutique américain a lancé une revue stratégique, préfigurant une éventuelle vente. Un projet, qui suscite l'inquiétude du personnel. Surtout, qu'un mois plus tard, les syndicats apprenaient que deux banques avaient été engagées par BMS pour la vente d’Upsa, sa division française de médicaments sans ordonnance. La valeur d’Upsa est estimée entre 1 et 1,5 milliard d'euros.

Décision en décembre

Les résultats de la revue stratégique ne seront connus qu'en décembre 2018. A ce moment-là, le groupe "pourrait se séparer des activités d'Upsa par le biais d'une vente ou décider de conserver et de développer l'activité". Dans un communiqué, BMS assure qu'il "n’est en aucun cas envisagé, à l’issue du processus, de mettre fin aux activités d’Upsa ni de fermer les sites de production d’Agen".

Des mots, qui ne suffisent pas à rassurer les syndicats et élus locaux, car l'usine, plus gros employeur privé du département, pèse 3 500 emplois indirects. Tout dépendra de l'acquéreur et de son projet, explique, Jean Dionis du Séjour, le maire d'Agen. Ce pourrait être le puissant Américain Procter&Gamble Co. En attendant, le maire et président d'agglomération a annoncé que la collectivité allait rendre aux dirigeants de BMS-Upsa une étude sur l'impact de la présence de la firme en Lot-et-Garonne.

De leur côté, les organisations syndicales d’Agen ont validé le choix de deux avocats de stature nationale pour les accompagner : Ralph Blindauer ou Céline Pares. Elles redoutent que le repreneur ne garde qu'une partie du site. Des syndicats, qui reprochent à Upsa de ne plus investir assez depuis plusieurs années dans leur site. BMS se défend et explique avoir investi 334 millions d'euros depuis 1995, soit 15 millions d'euros par an en moyenne.

En 2017, Upsa a enregistré un chiffre d’affaires de 425 millions d’euros, en progression de 8 % par rapport à l’année précédente et affichait un bénéfice brut d’environ 100 millions d’euros. Upsa emploie en France 1 500 personnes, dont 1 300 dans le Lot-et-Garonne.

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