Légère baisse du marché automobile américain en septembre

DETROIT (Reuters) - Le marché automobile américain a tourné au ralenti en septembre, subissant comme attendu sa première baisse en rythme annuel depuis plus de deux ans, montrent les chiffres publiés mardi par les constructeurs.

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Après un été particulièrement dynamique, les ventes du mois dernier ont été affectées par le fait que septembre 2013 a compté deux jours ouvrables de moins que septembre 2012. De plus, une partie du week-end du "Labor Day", généralement favorable aux achats, a eu lieu en août cette année.

Au total, les constructeurs ont vendu 1,14 million de voitures le mois dernier aux Etats-Unis, un chiffre en baisse de 4,3% par rapport à septembre 2012, selon les données compilés par Reuters.

En rythme annualisé, le marché a ainsi tourné sur un rythme de 15,28 millions de véhicules, contre 16,1 millions en août, selon les calculs du cabinet d'études spécialisé Autodata.

"Nous prévoyons un maintien de la tendance haussière, mais certainement pas au rythme effréné observé ces derniers mois", a commenté Alex Guttierez, analyste du cabinet Kelley Blue Book. "Mais nous pensons que notre prévision pour l'ensemble de l'année, soit 15,6 millions d'unités, est toujours bien valable."

Ford, qui bénéficié du succès de ses pick-up, a vu ses ventes progresser de 5,8% sur un an à 185.186 véhicules, affichant son meilleur mois de septembre depuis 2006 et ramenant à 2.000 unités seulement l'écart qui le sépare de General Motors au classement mensuel.

Ce dernier a au contraire vu ses ventes chuter de 11% par rapport à l'an dernier, à 187.195 voitures, ce qu'il explique par des stocks limités de pick-up de grande taille, une diminution des remises et une baisse des ventes aux flottes.

Parmi les autres grands constructeurs, Chrysler a dépassé les attentes avec une hausse de 1% de ses ventes, tandis que Toyota (-4,3%), Nissan (-5,5%) et Honda (-9,9%) affichent des résultats inférieurs aux estimations.

L'évolution du marché au quatrième trimestre dépendra en partie de l'impact éventuel sur l'économie de la fermeture des administrations fédérales entrée en vigueur ce mardi.

"Tant que les facteurs économiques sous-jacents soutiennent l'activité, ce qui devrait selon nous être le cas jusqu'à la fin de l'année et en 2014, on parviendra à passer ces turbulences", a déclaré Ken Czubay, vice-président de Ford en charge du marketing.

Paul Lienert, Deepa Seetharaman et Bernie Woodall, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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