Léger signe de reprise d'activité dans la sous-traitance industrielle

Les signes d’une reprise se faisaient ressentir, cette fois ils sont confirmés par les chiffres : l’activité dans le secteur de la sous-traitance industrielle est repartie à la hausse en 2014, pour la première fois depuis 2011. Si la croissance est restée faible, elle semble s’amplifier sur le premier semestre 2015.

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Mécanique de précision chez Redex, à Ferrières-en-Gâtinais. Crédit : Pascal Guittet

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Elle est arrivée, la reprise tant espérée. Après quatre années consécutives de baisse d’activité, le secteur de la sous-traitance est reparti à la hausse en 2014. C’est le constat que posent les organisateurs du Midest, le Salon international de la sous-traitance qui se tiendra du 17 au 20 novembre au parc des expositions de Paris Nord-Villepinte, à deux mois de l’événement.

Certes, la progression globale est très faible, de l’ordre de +0,03 %, mais elle amorce un basculement. Surtout, alors que 2014 a vu une baisse de la quasi-totalité des domaines de la sous-traitance, on remarque que plusieurs d’entre eux ont renoué avec la croissance en 2014. Parmi ceux-ci, la mécanique de précision (+3,54 % contre -9,59 % en 2013), la transformation d’élastomères (+6,69 %), l’injection plastique (+2,63 %), les fixations (+1,93 %) ou encore le traitement de surface (+1,79 %). Seuls les marchés de la chaudronnerie et des ressorts restent en retrait, respectivement à -10,26 et -9,04 %.

Prise de conscience
Ajoutez à cela des effectifs en CDI à nouveau en hausse (+0,09 % après plusieurs années de baisse), et il n’en faut pas plus à l’économiste Daniel Coué pour parler de "bonne nouvelle". Surtout, la courbe a tendance à s’amplifier sur le premier semestre 2015. Le contexte fut favorable en ce début d’année. "Le prix du pétrole a considérablement baissé, la parité euro-dollar est restée stable entre 1,06 et 1,14 après un pic en avril à 1,39, et on observe une prise de conscience des pouvoirs publics français et européens sur l’importance de l’investissement", poursuit l’économiste, également consultant pour le Midest.

Un suramortissement jugé efficace
Des investissements qui devraient d’ailleurs décoller en 2015, d’après Jérôme Delabre, Président du groupe JD-Corp et Président de FIM Cosertec (le département sous-traitance de la Fédération des Industries Mécaniques). "Alors que l’Insee prévoyait un niveau d’investissement autour de 3 %, nos estimations indiquent un chiffre de l’ordre de 7 %, précise-t-il. Cela est dû en grande partie à la mesure de suramortissement lancée par le gouvernement, une mesure qui n’a pas fait grand bruit mais qui se révèle beaucoup plus intéressante que le CICE pour la relance de l’activité industrielle".

Frédéric Parisot

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