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Le voyage au long cours des câbles d'ArcelorMittal

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Reportage Route, fleuve et mer, le transport de tourets de 78 tonnes vers la Chine est multimodal. Embarquement sous haute surveillance à Fos-sur-Mer par Geodis Wilson.

Le voyage au long cours des câbles d'ArcelorMittal © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Mardi 22 octobre, 18h30, Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le navire cargo "M/V BBC Pearl" quitte le quai Acier Sollac, bordant le complexe industriel d’ArcelorMittal sous un vent fraîchissant de 35 nœuds. Trois quarts d’heure plus tard, commence la traversée vers Ravenne (Italie), l’étape suivante. Mais quarante jours au moins seront nécessaires pour rejoindre Shenzen (Chine) et livrer le client, le géant pétrolier chinois Cnooc. Le 18 octobre, les sept tourets, qui supportent les câbles destinés à l’ancrage de plates-formes pétrolières offshore ou de navires usines, ont quitté le site d’ArcelorMittal à Bourg-en-Bresse (Ain). Direction : le port fluvial de Mâcon (Saône-et-Loire), situé à 70 kilomètres.

Le transport routier, entre Bourg-en-Bresse et Mâcon, a été effectué par TMC Couturier, qui opère pour le compte du sidérurgiste. L’entreprise sous-traite ensuite l’acheminement fluvial à un exploitant de barges. "Nous avons affrété un navire cargo multitâche construit en 2012 et l’équipage. Et nous assurons également les opérations de dédouanement", explique Christophe Maumas, le directeur commercial pour les grands comptes du sud de la France, chez le commissionnaire de transport Geodis Wilson. Ce dernier a aussi fait travailler sur le navire la société d’acconage Sosersid, qui travaille à 90% pour ArcelorMittal. Cette filiale indirecte du sidérurgiste, via Atic, importe pour lui 9 millions de tonnes charbon et de minerais, et exporte 2,6 millions de tonnes de produits finis par an. Ce manutentionnaire possède aussi à Fos-sur-Mer le quai de 410 mètres de longueur disposant d’un tirant d’eau de 11 mètres.

Dans le port provençal, les opérations sont effectuées sous l’œil attentif de Benoît Pilate, un expert maritime indépendant. "Le chargement s’est déroulé sans dommage pour la marchandise", dit-il, malgré une petite frayeur sur la hauteur des châssis enrouleurs. Bon vent !

Texte : Olivier Cognasse ; Photos : Pascal Guittet

1. Accostage

Les sept tourets de 78 tonnes et d’un diamètre de 5,20 mètres sont arrivés au port de Fos-sur- Mer (Bouches-du- Rhône), lundi 21 octobre au soir, à bord d’une barge qui a emprunté la Saône, le Rhône et le canal du Rhône. La péniche est amarrée bord à bord avec le "M/V BBC Pearl", un cargo de l’allemand BBC Chartering. L’armateur de Leer (Frise orientale) exploite une flotte de navires bigués, c’est-à-dire équipés de bigues (des grues).

2. Chargement

Le "M/V BBC Pearl", un navire d’environ 153 mètres de longueur est doté de deux grues d’une capacité de levage de 400 tonnes à 18 mètres de hauteur. L’une d’entre elles, équipée d’un palonnier, entre en action dès 8 heures, ce mardi 22 octobre pour soulever le premier touret. À 10 heures, la quatrième bobine quitte la barge. Des manutentionnaires accrochent la charge avec des câbles. Une fois prête, elle s’élève dans les airs.

3. À fond de cale

Le grutier tourne sa bigue pour entamer la descente des tourets à fond de cale, à 9 mètres environ sous le pont. Il surveille d’un oeil attentif ses collègues qui l’assistent avec des mouvements de bras pour assurer un atterrissage précis des pièces. Des manutentionnaires poussent manuellement la charge suspendue à quelques décimètres du sol avant de toucher le fond. La seconde grue est aussi en mouvement. Au fur et à mesure de la manoeuvre, elle change de position pour assurer le bon équilibre du navire.

4. Arrimage

Quatre tourets sont déjà positionnés en carré avec des cales en bois. Il est 10 h 40. Arrive l’équipe chargée de fixer quatre stoppeurs par touret. Ces pièces métalliques sont fixées au sol pour éviter que les charges ne basculent pendant le voyage. L’opération prend un peu de retard en raison d’une panne du groupe de soudure. Trente minutes plus tard, la situation est rétablie et les soudures rapidement effectuées. Il restera à installer des anneaux d’arrimage, avant que les dockers ne posent 12 chaînes par touret.

5. Pont intermédiaire

Quatre tourets sont déjà positionnés en carré avec des cales en bois. Il est 10 h 40. Arrive l’équipe chargée de fixer quatre stoppeurs par touret. Ces pièces métalliques sont fixées au sol pour éviter que les charges ne basculent pendant le voyage. L’opération prend un peu de retard en raison d’une panne du groupe de soudure. Trente minutes plus tard, la situation est rétablie et les soudures rapidement effectuées. Il restera à installer des anneaux d’arrimage, avant que les dockers ne posent 12 chaînes par touret.

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