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L'Usine Santé

Le vote de raison

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Le vote de raison
Astrid Gouzik

« La recherche de la perfection est sans doute notre pire ennemi. » Cette déclaration de Nathalie Chaze, la directrice adjointe du cabinet du commissaire européen à la Santé, lors d’un colloque au Sénat, le 11 avril, aurait-elle inspiré le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot ? Alors que l’opposition s’époumone, affirmant qu’il s’est couché sous la pression de notre voisin allemand, ne faut-il pas regarder un tout petit peu plus loin que la définition des perturbateurs endocriniens ? Elle n’est pas parfaite, c’est indéniable. Mais elle a au moins le mérite de faire avancer un dossier coincé dans le dédale des comités techniques de la Commission européenne. Le statu quo, dans cette question de santé publique, ne constituait pas une solution satisfaisante. Tant qu’il n’existait pas de définition officielle des perturbateurs endocriniens, même les substances dont la dangerosité était avérée restaient sur le marché. « Aujourd’hui, nous avons ouvert une très grande brèche qui ne se refermera pas et s’élargira dans le temps », a assuré Nicolas Hulot, au lendemain du vote. Effectivement, tout commence maintenant. Le texte doit encore être examiné par le Conseil et le Parlement européens, et rien ne garantit qu’il reste en l’état. La France s’est aussi réservé le droit d’interdire unilatéralement certaines substances sur son territoire, puisque la législation européenne le lui permet. L’exemple du bisphénol A nous a montré que notre pays peut prendre les devants en termes d’interdiction de commercialisation. Une substance que l’Agence européenne des produits chimiques vient d’identifier comme perturbateur endocrinien… Sept ans après que la France a interdit son utilisation dans les biberons ! 

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Usine Nouvelle N°3524-3525

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