Le virus Stuxnet aurait pu créer un nouveau Tchernobyl en Iran

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BRUXELLES (Reuters) - L'attaque du réacteur nucléaire de Bouchehr, en Iran, par le virus informatique Stuxnet aurait pu déclencher une catastrophe de l'ampleur de celle de Tchernobyl et l'Otan devrait enquêter sur cet incident, a déclaré mercredi la Russie.

Le virus qui a atteint l'an dernier le système informatique du réacteur de Bouchehr, construit par la Russie, a abouti à une perte totale de contrôle sur les centrifugeuses, a souligné Dmitri Rogozine, ambassadeur de Russie auprès de l'Otan.

"Ce virus, qui est très toxique, très dangereux, pourrait avoir de graves conséquences", a-t-il dit, en comparant ses effets à ceux de mines.

"Ces 'mines' pourraient aboutir à un nouveau Tchernobyl", a-t-il ajouté en allusion à l'explosion en 1986 d'une centrale nucléaire en Ukraine, alors partie intégrante de l'Union soviétique.

"L'Otan devrait ouvrir une enquête sur cette question (...) Il ne s'agit pas d'une affaire privée."

Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil. Téhéran affirme que ses activités d'enrichissement d'uranium visent à produire de l'électricité.

D'après des spécialistes des questions de sécurité, le virus Stuxnet pourrait avoir été utilisé par des pays tels que les Etats-Unis ou Israël pour perturber le programme nucléaire iranien.

David Brunnstrom; Bertrand Boucey pour le service français

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