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L'Usine Auto

Le Vélib' de Smovengo déraille avant même de démarrer

Léna Corot , ,

Publié le

Les nouvelles stations Vélib' ne sont pas au rendez-vous. Smovengo a pris du retard dans le déploiement des stations et n'arrive pas à suivre la cadence promise : la mise en place de seulement 100 stations dans tout Paris au 1er janvier.

Le Vélib' de Smovengo déraille avant même de démarrer © Cédric Soares

Alors qu'une centaine de stations vélib' étaient promises pour le 1er janvier, seules 67 sont actuellement en service, selon la carte interactive proposée par Smovengo. Le nouvel opérateur des Vélib' à Paris, préféré à JC Decaux, avait pourtant déjà vu à la baisse le nombre de stations Vélib' fonctionnelles au jour de l'an : à l'origine Paris devait être agrémentée de 300 stations.

Mais la transition entre l'opérateur historique et Smovengo n'a pas été facile. Le marché de fourniture et d’entretien des Vélib’s a été attribué au groupement en avril 2017 après 10 ans de gestion par JCDecaux. Grève des salariés, recours de JCDecaux Tribunal administratif de Paris contre l’attribution du marché Vélib’... Finalement, l'accord de reclassement des salariés chez Smovengo n'est intervenu que le 6 décembre. 

Et c'est maintenant côté utilisateur que la grogne monte. Si le comité syndical Autolib' Vélib' Métropole déclare que "les premiers retours montrent un réel engouement pour les nouveaux Vélib’, en particulier les vélos électriques", les utilisateurs ne trouvant pas de station ne partagent pas le même avis. La maire de Paris, Anne Hidalgo ayant elle-même fait par de son mécontentement sur Twitter.

Pour compenser ce retard, le syndicat a rappelé mardi 9 janvier avoir alloué un crédit de trois heures offertes aux abonnés à partir du 1er janvier. Et une remise de 50% sur les mensualités de janvier, février et mars est offerte pour les nouveaux abonnés et les renouvellements. Surtout, le syndicat a finalement voté le déplafonnement des minutes bonus des abonnés en 2018.

La concurrence des vélos sans attache

Pas sûr que cela suffise pour les utilisateurs réguliers des Vélib'. Peut-être se tourneront-ils vers les vélos en "free floating", c'est-à-dire sans bornes d'attache ? Qu'ils soient verts, jaunes ou oranges, ces nombreux vélos en libre-service parsèment les rues parisiennes. Gobee.bike, Ofo ou encore oBike, ces différentes sociétés essayent de s'implanter à Paris. Mais s'ils ont l'avantage de ne pas avoir de borne à installer, ils sont aussi massivement victimes de vandalisme. Quelques mois après son installation, l'opérateur Gobee.bike a annoncé ce 10 janvier qu'il quittait Lille, Reims et Bruxelles même si pour le moment, il reste à Paris. 

De son côté Smovengo, qui souhaite établir 14 000 stations et étendre son service à 38 communes, a intérêt à remplir rapidement ses objectifs si elle ne veut pas perdre des clients et se voir appliquer des pénalités. Le syndicat Autolib' Vélib' Métropole ayant aussi voté la tenue de "pénalités financières", comme prévues dans le cadre des marchés public, qui "seront appliquées en cas de retard". En attendant, les utilisateurs de Vélib' se tourneront peut-être vers un autre service... ou achèteront un vélo.

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3 commentaires

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13/01/2018 - 09h40 -

Il faut être débile qu'on voit créer autant d'emplacements que Vélib en 2 mois ! J'imagine que les anciens emplacements ne seront pas rendus au Stationnement !
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12/01/2018 - 11h18 -

On parle des déboires des vélos en libre-service qui "parsèment" les rues parisiennes comme Gobee.bike, Ofo ou oBike dus au vandalisme, mais n'est ce pas le système lui même de dépôt sans bornes qui est pervers et la cause première des déboires? J'ai constaté que les usagers les garent près de chez eux, assez bien cachés, afin que d'autres ne s'en servent pas, et en font ainsi un usage quasi personnel ! La rotation des vélos est de ce fait freinée. Certes, ils parsèment les rue de Paris, mais surtout ils parsèment et encombrent les trottoirs, les usagers les laissant n'importe où, sur des trottoirs étroits et encombrés de poubelles de préférence.....et les piétons en ont marre. Ne serait-ce pas pour partie la raison des dégradations.? Un peu de réglementation pour les entreprises et de civisme de la part des usagers ne nuiraient pas....
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12/01/2018 - 10h48 -

Lors de l'installation du velib. il m'à semblait qu'ils étaient fabriqué en France correct ? Je reviens de Shanghai ou j'ai vu ces nouveaux velo sans attache exactement les mêmes. dans le cahier des charge il y avait une préférence pour leur lieux de fabrication ? Une étude comparative a été réalisé dans ces villes qui utilisent ce procedé depuis plusieurs années au lieu a chaque fois de ré-inventer la roue et dépenser de l'argent public sans compter ! D'après ce que j'ai pu comprendre toutes ces sociétés ne peuvent vivre qu'avec un important apport de fonds public, pourquoi pas mais avec un minimum de contrainte et de résultats.
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