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L'Usine Auto

Le véhicule électrique, une menace pour la sécurité et l'emploi

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Tous les constructeurs font la promotion de leurs véhicules électriques, stars des allées du Mondial de l’auto à Paris. Pourtant, l’utilisation de ces nouvelles voitures pourrait ne pas être sans danger, notamment en termes de sécurité et d'emplois.

Le véhicule électrique, une menace pour la sécurité et l'emploi © Peugeot

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Diminution des émissions de CO2, baisse de la facture de carburant, nouveau mode de mobilité…on ne compte plus les arguments en faveur du développement des véhicules électriques. Mais à quelques mois des premières livraisons, les critiques commencent à s’accumuler. A l’instar de celle lancée par la fédération des aveugles et handicapés visuels de France (FAF), qui pointe le danger induit par le silence du véhicule. « Nous sommes les premiers à apprécier les moteurs silencieux qui contribuent à la réduction des nuisances sonores en ville, précise Vincent Michel, président de la FAF. Mais ce silence est synonyme de danger pour nous tous ».

Risque deux fois plus élevé

S’appuyant sur un rapport publié par l’autorité de sécurité routière aux Etats-Unis (NHSTA), la fédération révèle que le silence du véhicule électrique pourrait occasionner un risque deux fois plus élevé d’accidents avec des piétons et des cyclistes par rapport aux véhicules traditionnels. Un danger accru du fait de la cohabitation entre véhicules silencieux et traditionnels. La FAF en appelle donc au ministère des Transports et aux constructeurs pour trouver un système d’avertisseur sonore pour piétons et aveugles. Une idée venue des initiatives américaine et onusienne - le gouvernement américain et l’ONU travaillant chacun à l’instauration d’un minimum sonore pour les véhicules électriques.

En attendant une loi

Mais en France, le problème n’est pas nouveau pour les constructeurs. Chez Renault, on anticipe la création d’une législation spécifique en menant des recherches sur le bruit avec l’institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam), surtout lorsque le véhicule roule en ville de 0 à 30 km/h, zone où il est le plus silencieux. « Pour éviter de surprendre les piétons et les cyclistes lors de l’arrivée du véhicule, Renault cherche à mettre au point un système sonore perceptible à l’extérieur du véhicule, mais pas à l’intérieur pour conserver le confort de conduite du véhicule électrique », explique un porte-parole du groupe. L’objectif n’étant pas non plus de réinstaurer des pollutions sonores. Pour l’heure, le projet n’est qu’à l’état de recherche, mais ne devrait pas être installé sur les premières voitures prévues pour l’automne 2011. Chez PSA Peugeot Citroën, la démarche est la même, les constructeurs travaillant en collaboration avec Creative Diffusion, spécialisé dans la recherche musicale. Passé à l’électrique avec la BlueOn, le constructeur Hyundai a choisi de reproduire le son d’un moteur thermique, histoire de ne pas rompre avec les habitudes des citoyens.

Danger sur l’emploi

Le cabinet de conseil Sia Conseils pointe une autre conséquence néfaste du déploiement des véhicules électriques. Il craint en effet la suppression de 1000 emplois dans la maintenance automobile pour un million de véhicules électriques commercialisés. Selon Jean-Pierre Corniou, directeur général adjoint Sia Conseil, « les véhicules électriques auront deux fois moins besoin de maintenance que les véhicules thermiques, du fait de la disparition des boîtes d’embrayage, des courroies de transmission…de plusieurs éléments qui demandent de l’entretien ». A cela s’ajoute que les voitures électriques devraient parcourir moins de kilomètres, du fait de leur autonomie inférieure à celle des véhicules thermiques. Selon Sia Conseils, la distance parcourue annuellement devrait chuter de 3 à 4%.

Plus globalement, l’arrivée des technologies dans les véhicules et du système d’autopartage devraient entraîner la disparition de 13 000 à 23 000 emplois dans la maintenance, qui en a déjà perdu 9000 avec la crise en 2009. Soit 20% des effectifs, selon Sia Conseils. Enfin, le cabinet explique que le succès de la prime à la casse a engendré un renouvellement important du parc automobile français, ce qui devrait avoir pour conséquences une baisse des besoins de réparations ou d’entretiens.


 

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3 commentaires

Nom profil

15/10/2010 - 10h19 -

En suivant l'esprit de cet article on aurait du interdire l'automobile pour protéger les emplois des maréchal-ferrants! Les emplois évolueront n'en déplaise aux syndicats. Le silence gênant? Les systèmes de détection des pietons existent déjà sur les voitures haut de gamme et se généraliseront plus vite que les voitures électriques. Innovons!
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Nom profil

15/10/2010 - 08h37 -

faut il donc ne plus évoluer techniquement pour conserver de vieux emplois qui de toute façon disparaitront un jour ou l'autre?
La société est elle en train de se figer?
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Nom profil

13/10/2010 - 19h58 -

pourquoi ne pas traiter dans cette article des besoins nouveaux des constructeurs automobiles qui pourront créer des emplois dans le domaine du génie électrique qui se porte assez bien en France aussi bien pour l'industrie que pour la recherche et la formation? Et doit-on regretter que les véhicules deviennent plus fiable, silencieux et économes?
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