"Le vaccin est capital si le Covid-19 devient une épidémie saisonnière", selon le patron de Sanofi France

Le Covid-19 pourrait-il devenir une épidémie saisonnière ? L'hypothèse n'est pas impossible selon des propos déclarés le 4 avril par le président de Sanofi France, Olivier Bogillot.

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Le groupe Sanofi a déjà commencé ses recherches sur un potentiel vaccin contre le coronavirus Covid-19. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

Sanofi juge la mise au point d'un vaccin contre le coronavirus cruciale si l'épidémie qui paralyse la planète depuis plusieurs mois devait devenir saisonnière. "Le vaccin est vraiment capital si le Covid-19 devient une épidémie saisonnière, ce qui n'est pas impossible. Plusieurs chercheurs disent que cela pourrait revenir en plusieurs vagues successives, il nous faudra alors un vaccin pour protéger la population", a estimé Olivier Bogillot, président de Sanofi France, samedi 4 avril sur France Inter.

"Nous avons déjà commencé à faire notre recherche sur ce type de vaccin pour accélérer le plus vite possible la mise à disposition, et nous allons essayer de faire quelque chose sous deux à trois ans", a ajouté le dirigeant. Via sa division commerciale de vaccins Sanofi Pasteur, le groupe pharmaceutique français collabore avec l'américain Translate Bio pour développer un nouveau candidat-vaccin contre le coronavirus. Sanofi travaille également sur ce terrain avec la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA).

Sanofi assure avoir anticipé le boom de la demande d'hydroxychloroquine

Sur l'hydroxychloroquine, médicament contre le paludisme, le lupus et la polyarthrite dont les effets sur le coronavirus suscitent de grands espoirs mais aussi une controverse dans le monde de la santé, le directeur général de Sanofi Paul Hudson a déclaré jeudi 2 avril à Reuters que le groupe serait en mesure de fournir des millions de doses si le traitement réussit les tests cliniques.

Interrogé sur les stocks français d'hydroxychloroquine, Olivier Bogillot a répondu que le boom de la demande pour ce médicament avait été anticipé. "Quand nous avons vu les premiers signaux positifs, nous avons accéléré effectivement accéléré notre production, qui est réalisée en France, a-t-il dit. Nous avons un stock assez important, aujourd'hui plus de 300 000 boîtes de Plaquenil - le nom commercial du médicament - disponibles pour les patients, et la prescription conseillée est d'une boîte pour un patient."

Avec Reuters (Gilles Guillaume)

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