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L'Usine Energie

Le triomphe de Jean-Bernard Levy ou pourquoi Macron le reconduit à la tête d’EDF

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Analyse Les bons résultats 2018 d’EDF ne sont probablement pas la première raison qui a conduit Emmanuel Macron à proposer la reconduction de Jean-Bernard Levy à la tête du groupe pour un nouveau mandat de cinq ans.

Le triomphe de Jean-Bernard Levy ou pourquoi Macron le reconduit à la tête d’EDF
"2018 a bien été l'année du rebond", a expliqué Jean-Bernard Levy, PDG d'EDF, lors de la présentation des résultats du groupe le jeudi 14 février.
© Stephane LAVOUE / PASCO "

Jeudi 14 février. Un communiqué de l’Élysée confirme que "le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de renouveler M. Jean-Bernard Lévy en qualité de président-directeur général d'Électricité de France (EDF)".

Vendredi 15 février, lors de la présentation des résultats du groupe à la presse, Jean-Bernard Lévy jubile : "J’ai été fier et très honoré d’avoir dirigé l’entreprise depuis quatre ans. Je tiens à remercier l’État qui hier a annoncé ma reconduction. Être renouvelé est pour moi un enjeu personnel important. La transformation d’EDF, j’y tiens. Pouvoir le faire dans la durée va être pour moi une grande satisfaction."

Jean-Bernard Lévy a de quoi être fier. Et pas uniquement parce qu’il présente ce 14 février 2019 des résultats 2018 pour EDF bien meilleurs que ceux de 2017. Comme annoncé, "2018 a bien été l’année du rebond", commente le PDG du groupe, avant de dévoiler un chiffre d’affaires en hausse de 4 % à 68,976 milliards d’euros et un résultat net courant positif de 2,5 milliards mais en recul -13,1 %.

Des conditions climatiques exceptionnelle en 2018

L’année 2017 avait en effet été marquée par des événements exceptionnels, notamment la cession de 49 % des parts de RTE. Ces bons résultats sont surtout dus au rebond de la production d’électricité nucléaire à 393,2 Twh, soit +14,1 TWh comparé à 2017, une annus horribilis à cause de multiples arrêts de réacteurs. Surtout, des conditions climatiques exceptionnelles pour l’hydroélectricité ont permis à la production de grimper de 25 % atteignant 46,5 Twh. Un record presque historique.

En fait, si Jean-Bernard Lévy sera le premier président d’EDF à effectuer un deuxième mandat depuis Marcel Boiteux (président en 1979-1987), c’est que l’homme a su faire preuve de stratégie et de diplomatie pour concilier les intérêts de l’entreprise et ceux de l’État actionnaire (83,7 %), souvent divergents. Malgré les risques, il a accepté de devenir chef de file de la filière nucléaire française après l’implosion d’Areva et l'intégration de Framatome.

Parcours sans faute

Publiquement, il a su se ranger scrupuleusement derrière la politique énergétique de l’État, et dégainer d’ambitieux plans solaire et stockage à 2035 pour mieux rassurer sur sa volonté de rééquilibrer le mix électrique et faire passer des messages de fond, comme la nécessité de libérer du foncier pour le photovoltaïque ou de réinvestir dans des installations de stockage hydraulique par pompage (ou STEP).

Après avoir fixé une stratégie de développement claire, CAP 2030, il a aussi su engager en douceur une transformation interne du groupe. Et il a attendu une demande formelle du gouvernement pour lancer officiellement une réflexion sur l’évolution de la structure du groupe pour lui permettre de résoudre une équation financière compliquée. Même si en 2018 son endettement reste stable à 33,4 milliards d’euros, les comptes du groupe ne lui permettent plus d’investir dans de nouveaux développements, notamment un possible nouveau parc nucléaire en France.

Mais pas question de casser le groupe. "EDF restera un groupe intégré", prévient Jean-Bernard Levy. Pour le reste, il entend ne pas tout décider seul et engage une consultation sur le sujet. Dans la foulée de la grande consultation interne sur l’avenir de l’énergie "Parlons énergie", "nous allons écouter les salariés et toutes les parties prenantes", annonce le PDG. Lui doit rendre sa copie avec des positions au gouvernement mi-2019. Et il sait déjà qu'il sera celui qui les mettra en œuvre.

 

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1 commentaire

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16/02/2019 - 18h39 -

Effectivement Mr Lévi oublie L'EPR = prix multiplié par 4 , delai passe de 3 à 12 ans ???! Ce Mr oublie qu" il directement responsable de l'assurance Qualité de l'entreprise !! C'est un scandale cet EPR de Flamanville. Mais c'est un détail pour Macron et son Pm !!! 12 Mdr pour L'EPR je suggère que le PM paie ??? Enfin On a sur le sujet le responsable ou les responsables mais avec 6% d'augmentation des tarifs c'est incolore et inodore ! Bonne réflexion et modifiez votre Papi et inconséquent dans le contexte actuel, bonne reception
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