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Quotidien des Usines

Le travail reprend chez PSA à Sochaux, sur fond d’incertitude sociale

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Après plus de deux semaines d’arrêt, la production a repris mardi 8 janvier sur le site. Les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC constatent un climat social tendu alors que le lancement d’un nouveau modèle se peaufine.

Le travail reprend chez PSA à Sochaux, sur fond d’incertitude sociale © PSA

La production reprend progressivement depuis mardi matin 8 janvier sur le site PSA de Sochaux/Montbéliard (Doubs), à l’arrêt depuis deux semaines et demie et où travaillent 11 727 salariés et 1 014 intérimaires. Les volumes de production de ce mois de janvier s’élèvent à 543 véhicules par jour pour la 308 et à 939 unités quotidiennes pour tous les autres modèles assemblés sur place : 3008, 5008 et DS5.

"Nous avons actuellement de faibles cadences et fondons de grands espoirs sur la remplaçante de la 308 encore baptisée sous son nom de code T9", indique Guy Miseré, responsable CFDT au comité d’entreprise. De source officieuse, ce nouveau modèle, une berline familiale de moyenne gamme, entrerait en production avant l’été et serait commercialisé à l’automne. D’ailleurs, l’ensemble de l’usine sera placé en confidentialité dès le mois prochain.

Ce qui pourrait être une très bonne nouvelle, si les consommateurs suivent, s’inscrit dans un climat social en berne chez le second constructeur national. En cause : le plan social en phase de consultation, affectant 369 personnes employées en R&D et plus de 200 autres dédiées à la fabrication industrielle (essentiellement des cadres et techniciens). "Il fait suite à un autre plan, achevé en juin, et qui concernait déjà plus de 200 personnes, ce qui n’invite pas à l’optimisme", regrette amer Jacques Mazzolini, représentant CFE-CGC.

Nouveau système de soudage

Cette situation se cumule avec un très faible nombre de projets de recherche et développement, ainsi que la disparition programmée en 2014 de l’unité mécanique de Sochaux qui fabrique des amortisseurs. "Cela va encore toucher 600 personnes que l’on mute progressivement en prenant pour les remplacer des intérimaires", constate Marc Spirkel, le secrétaire CGT. Avec ses deux autres collègues syndicalistes, ils dénoncent une erreur industrielle qui consiste à abandonner un savoir-faire ancestral et reconnu au niveau européen.

Côté investissement, la plus grosse unité du groupe automobile injecte 49 millions d’euros pour s’équiper d’installations de peinture hydrosoluble. Depuis deux ans, 123 autres millions permettent de transformer l’ancien atelier de ferrage de la 607 pour accueillir le nouveau modèle remplaçant de 308. "Un nouveau système de soudage y est intégré et la manière de travailler a été complètement revue pour accroître les performances", explique Guy Miseré.

Didier Hugue

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