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Le transfert de technologie marche en grand dans les microtechnologies

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Pour son édition 2016, le salon Micronora, qui s’est déroulé du 27 au 30 septembre 2016 à Besançon, a consacré son habituel Zoom au transfert de technologies. De nombreuses entreprises témoignaient de la réussite de ce modèle particulièrement développé en France.

Le transfert de technologie marche en grand dans les microtechnologies © Patrice Desmedt

Montrer des exemples réussis de transferts de technologie, tel était l’objectif du Zoom de l’édition 2016 de Micronora. Aujourd’hui, les grands groupes jouent le jeu et favorisent l’éclosion de start-up, mais les PME établies utilisent mal les possibilités des transferts de technologies. Elles manquent d’ingénieurs, se heurtent à l’absence de souplesse de certains centres de recherche et de l’État, dont les formulaires sont aussi complexes pour les petites aides que pour les partenariats d’importance.

"Nous voulions montrer des réussites dans des secteurs différents, des régions différentes, pour donner envie aux PME de sauter le pas, argumente Michel Froehlicher, vice-président de Micronora. C’est vrai que les organismes de recherche ont aussi des difficultés à travailler avec les PME. Trop souvent, elles ne pensent innovation que lorsqu’elles sont au fond du trou. Quand elles ont du travail, elles ne trouvent pas le temps." Ce Zoom avait donc l’ambition de favoriser les échanges entre les deux parties, pour faire éclore plus d’innovation.

Parmi les réussites mises en avant sur Micronora, l’entreprise RYB, fabricant de tubes pour fluides à Saint-Étienne de Saint-Geoirs (Isère). Une fois un tuyau enterré, et malgré l’utilisation de logiciels de cartographie, retrouver la position exacte d’un tuyau pour intervenir en cas de fuite ou lors de travaux concernant d’autres réseaux parallèles provoque souvent des excavations inutiles et des risques d’endommagement. RYB s’est donc tourné vers le CEA pour développer une solution à base de puces RFID. Les tuyaux équipés sont aujourd’hui repérables avec une grande précision. Un argument qui a porté face aux concurrents étrangers. RYB (42,5 millions de chiffre d’affaires) est passé en deux ans d’une soixantaine de salariés à 160.

Changement complet d’univers avec RB3D, qui a développé un prototype d’exosquelette, dans un premier temps pour l’armée. Les briques technologiques ont été développées avec le CEA, mais la propriété intellectuelle appartient bien à RB3D. La jeune entreprise a dû faire face à la longueur des développements pour les militaires et a contourné la difficulté en développant une technologie duale, pour le militaire et pour le civil. Depuis le premier prototype présenté au public, le système s’est allégé. Il pèse aujourd’hui 25 kilogrammes avec des batteries assurant deux heures d’autonomie. L’objectif est de proposer un produit suffisamment compact pour pouvoir se cacher sous un pantalon.

RB3D travaille avec le groupe Colas pour mettre au point une version de l’exosquelette destinée aux ouvriers étalant du bitume et avec Point P, pour faciliter le portage frontal de charges quand l’utilisation d’un chariot élévateur n’est pas possible. Les premiers produits devraient être opérationnels en 2017.

Un échographe pour déterminer la nature des tumeurs

Le fabricant de robots Kuka a développé avec l’aide de l’École nationale supérieure des arts et métiers de Lille (ENSAM) un système de robotique mobile associant un chariot autonome et un bras articulé. En utilisant une cartographie de l’atelier, le chariot se déplace seul et est capable de choisir un trajet alternatif s’il rencontre un obstacle. Il est surtout équipé d’un système de propulsion innovant utilisant quatre roues indépendantes qui, combinées à des galets, entraînent le chariot dans toutes les directions sans pivoter, en jouant sur le sens et la vitesse de rotation.

Lancée en 2005, Supersonic Imagine n’est déjà plus une start-up. Ce fabricant d’échographes innovants d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a débuté avec l’acquisition d’un brevet de l’Ecole supérieure de physique et chimie industrielles de la ville de Paris et a poursuivi la mise au point en collaboration avec l’institut Langevin de cette même école. La commercialisation du premier modèle a débuté en 2009. Aujourd’hui, Supersonic Imagine réalise environ 25 millions de chiffre d’affaires dont plus de 70 % à l’export et emploie 150 personnes. Son échographe est capable de définir le degré de dureté d’une tumeur, d’un fibrome, d’un tendon… Dans le cadre du dépistage de certains cancers, il établit un niveau de suspicion qui évitera de réaliser des biopsies inutiles. Techniquement, l’échographe inclut un micro-ordinateur qui peut être mis à niveau ou remplacé pour améliorer les performances. En particulier avec l’aide de cartes dite GPU (Graphics Processing Unit), une image est aujourd’hui analysée en cinq secondes, là où il fallait 45 minutes sur les tout premiers modèles.

Groupe électrogène à hydrogène à adaptation automatique de puissance

Snowray présentait pour la première fois un produit pré-commercial de son système de mesure et de contrôle non destructif de couches minces, qui repose sur la réalisation d’une cartographie quasi-instantannée avec l’exploitation statistique d’un très grand nombre de points. Ses premières utilisations concerneront les semi-conducteurs, la microélectronique et les microtechniques. Créé en 2015 par Jean-Claude Ponçot, un docteur en physique, Snowray a été soutenu par l’incubateur de Franche-Comté et a bénéficié de la proximité du pôle Temis de Besançon, dont les laboratoires de l’institut Femto-ST. Le prototype a été développé en partenariat avec l’École nationale supérieure en micromécanique et microtechniques.

Dernier exemple, H2Sys présentait son groupe électrogène à hydrogène proposant des puissances de 1 à 5 kilowatts, avec une adaptation automatique de la puissance, un gage d’une consommation au plus juste. L’entreprise est encore en incubation et est née d’un projet de maturation technologique issu du FCLab, fédération de recherche du CNRS. Elle a été portée par Femto-ST et financée par l’Université de Franche-Comté, la région Bourgogne-Franche-Comté et la société d’accélération de transfert technologique (Satt) Grand Est.

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