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Quotidien des Usines

Le tramway de Besançon sauve l'usine française de CAF

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Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) investit dans son usine de Bagnères-de-Bigorre pour fabriquer les 19 rames du tramway de Besançon. Les installations du site seront opérationnelles en mars 2012.

Le tramway de Besançon sauve l'usine française de CAF
©Ville de Besançon - Maquette du tram grandeur nature réalisée en bois qui sera présentée aux rencontres du transport public à Strasbourg du 12 au 14 octobre.

La commande de 19 rames du futur tramway de Besançon (Doubs) entraînera un investissement de 3,5 millions d'euros dans l'usine CFDB de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), rachetée en décembre dernier par Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF).

Avec ce premier contrat en France, le constructeur ferroviaire espagnol compte démontrer la pertinence des trams de petite dimension sur le marché français des villes moyennes. Et du coup, relance l'activité de l'ancienne Compagnie de chemins de fer départementaux (ex-Soulé) dont l'activité en déclin avait fait douter de la pérennité du site.

Depuis le début de l'année, les effectifs sont passés de 155 à une centaine de salariés. La suppression de 39 postes a notamment concerné l'atelier de soudure, qui sera mis en veille mi-novembre.

L'investissement en cours permet d'ajouter à l'activité historique de fabrication d'autorails, l'assemblage de tramways grâce à un atelier d'essais fixe. Il porte aussi sur la rénovation des installations de montage (câblage, aménagement intérieur, freinage) des chaudrons (caisses des rames) que fabrique principalement la principale usine du groupe, à Beasain, dans le Pays basque espagnol.

Un contrat capital

Opérationnelles en mars 2012, les nouvelles installations accueilleront à l'automne de la même année, le montage des rames bisontines. D'un gabarit plus court, de 23,6 mètres de longueur (au lieu de 32 m le plus souvent), pour une capacité de transport de 132 passagers, elles sont présentées par la firme comme une porte d'entrée sur le marché français.

"Besançon est un petit contrat, mais il est capital pour faire reconnaître nos compétences", indique Andres Arizkorreta, administrateur délégué du groupe. La commande s'élève à 35 millions d'euros hors taxes, soit un  prix unitaire de 1,8 million d'euros. "Nous avons fait des efforts pour entrer sur le marché français", reconnaît Laurent Caseau, directeur commercial France.

Depuis plusieurs années, l'espagnol répond en vain à presque tous les appels d'offres de tramway dans l'hexagone (Dijon, Brest, Le Havre, extension de Montpellier), sans réitérer les succès qu'il connaît à l'international, dernièrement à Mexico et Médeline.

Fin novembre, l'usine de Bagnère-de-Bigorre accueillera une commande de Nantes Métropole de huit rames qui compléteront le parc de Bombardier sur la ligne la plus fréquentée. En attendant, les premières voitures de ce contrat de 22 millions d'euros, prennent forme dans l'usine de Saragosse et les boggies dans l'usine historique de CAF à Beasain (province de Guipuscoa).

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1 commentaire

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29/09/2011 - 15h21 -

Je ne comprend toujours pas pourquoi les métros-suspendus ne sont pas choisis par les villes. Les exemples du type Wupperthal, Safege ou encor "Chiba_monorail" inspiré de ce dernier, montrent à l'envie la maturité de cette technologie sans oublier les avantages économiques, de circulation automobile conservée, des vues panoramiques participant à la promotion des monuments et autres points remarquables, les passagers découvrant des quartiers sous-estimés.
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