Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le Tour de France est-il sur la voie du développement durable ?

Publié le

198 voitures (pour 180 cyclistes), une pluie d’objets publicitaires distribués par la caravane, les déchets des 15 millions de spectateurs postés sur le bord des routes … Derrière la carte postale champêtre, le Tour de France n’est pas franchement écolo.

Le Tour de France est-il sur la voie du développement durable ? © Saur-Sojasun

Afin de limiter les dégâts, ses organisateurs tentent de mettre l’accent, depuis 2006, sur le recyclage des déchets. Un partenariat a été noué avec Eco-Emballages, l’organisme chargé du tri, de la collecte et du recyclage des emballages ménagers. L’idée ? Inciter les spectateurs mais aussi les membres de la caravane du Tour (3000 itinérants !) à trier leurs déchets grâce à la distribution de sacs poubelle jaune et gris et de conteneurs de tri. La Grande Boucle est en effet une usine à déchets. En 2009, près de 20 tonnes de déchets avaient été récupérés sur les seules pentes du Mont Ventoux, ce qui avait à l’époque créé la polémique.

Pourtant certaines équipes tentent de montrer l’exemple. L’équipe Saur-Sojasun a adopté une charte Développement durable en mars 2010. Ses neuf coureurs portent des maillots en fibres polyester recyclées et mis au point par l’entreprise Noret. Ces mêmes maillots sont équipés dans le dos de poches poubelles pour recueillir les déchets de collation. Les coureurs boivent dans des bidons biodégradables … qu’ils évitent de jeter sur le bord des routes.

L’équipe s’enorgueillit aussi d’une flotte de douze Citroen qui rejettent en moyenne moins de 160 grammes de CO2 par kilomètre. Peut mieux faire : les voitures les moins émettrices du marché sont à moins de à 90 g/CO2.Toujours sur ce volet, le holà a aussi été mis sur la climatisation des véhicules dont l’usage est restreint. Et s’il fait vraiment très chaud ? "C’est une question de discipline et d’habitude", explique convaincu Philippe Raimbaud, le directeur du développement de la formation cycliste.

Comme Saur est spécialiste en gestion des services de l’eau (groupe Séché), son équipe récupère évidemment les eaux usées des douches et des machines à laver installées dans son bus. "Plutôt que de les rejeter dans la nature, elles sont mises dans des citernes et envoyées dans des centres de traitement de la Saur", précise Philippe Raimbaud. En tête de la course pour le développement durable, l’équipe Saur-Sojasun réussira-t-elle à entrainer dans sa roue l’ensemble du peloton ?

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle