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Le temps des montres françaises est revenu

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Ce n'est plus un simple frémissement. L'horlogerie "made In France", laminée dans les années 1970 et 80, est bel et bien en train de renaître. Au salon Baselworld qui se tient jusqu'au 15 mars, les marques françaises affichent leur renouveau. Leur objectif : séduire l'Asie désormais.

Le temps des montres françaises est revenu © D.R - Leroy

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

"Maison horlogère française", "Montres de luxe françaises", "Haute horlogerie française", "Montres fabriquées en France"… Le "Made In France" horloger refait son apparition en force cette année sur les stands de Baselworld, le grand salon mondial du secteur en Suisse.

Après des années d'errance, l'industrie horlogère française retrouve le sourire. Des marques renaissent, des ateliers se recréent, et le chiffre d'affaires repart nettement en hausse !

En 2011, la production a vu son activité bondir de 25 % en valeur, pour atteindre 290 millions d'euros, selon le Comité Francéclat. Cette hausse historique ne tient pas qu'à la seule répercussion des hausses de prix des matières premières, tiennent à souligner les professionnels. "Les volumes vendus ont augmenté de 13 %", affirme Patrice Besnard, le délégué général de la Chambre française de l'horlogerie et des microtechniques.

Création d'ateliers

Après la renaissance des montres de luxe Leroy à Besançon, la montée en gamme de Pequignet à Morteau (Doubs) avec un atelier de fabrication de montres automatiques et la création de son mouvement "Calibre royal", le groupe Ambre vient lui aussi de relancer un atelier à Morteau pour sa marque Yonger & Bresson, désormais estampillée "Fabrication française". 50 000 montres Yonger & Bresson ont été fabriquées en 2011, à partir du mouvement maison "Ambre" et 100 000 devraient l'être en 2012.

Plus loin, à Charquemont (Doubs), la maison Michel Herbelin, a vu son chiffre d'affaires progresser de 20 %, à 15 millions d'euros. "Nous réfléchissons à rapatrier en France les montres automatiques que l'on fait fabriquer en Suisse", explique Maxime Herbelin, responsable de la communication et du marketing. Pour le fils du président de cette PME de 80 personnes née en 1947, "certains acheteurs reviennent un peu du Swiss Made aujourd'hui. Les montres sont assemblées en majeure partie par de la main d'œuvre  formée en France et qui réside en France !".

Dans le moyen de gamme, Lip veut lui aussi revenir au "Made in France", à Lectoure (Gers), où il est installé depuis vingt ans. Il assemblera cette année une série limitée, reproduction de la "Général de Gaulle", modèle emblématique de la marque d'origine bisontine., à partir de mouvements suisses.

Une marque collective

Parallèlement, les fabricants français ont décidé de "chasser en meute" pour conquérir de nouveaux marchés. Par le biais de la chambre française de l'horlogerie, ils viennent de déposer fin décembre une marque collective, baptisée "French Times in Paris". Leur objectif ? Séduire l'Asie.

"Ce label va regrouper cinq sociétés et une dizaine de marques autour de la fabrication en France, mais aussi avec des critères de qualité et de performance", explique Patrice Besnard.  Un bureau de représentation devrait ouvrir à Shanghai d'ici à l'automne et un magasin à Hong Kong, baptisé "French Times in Paris", pour la fin 2012, voire début 2013. La relance horlogère "made in France" est bel et bien en marche !

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