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Le téléphérique de Brest s’ouvre au public

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Publié le , mis à jour le 18/11/2016 À 11H15

Samedi 19 novembre, 10h00, les Brestois pourront découvrir de l’intérieur leur téléphérique. Pour l’occasion, il sera gratuit durant le week-end. Les usagers survoleront la rivière Penfeld et accéderont aux Ateliers des Capucins depuis la rive gauche. Sans forcément se rendre compte des innovations technologiques de ce premier véritable téléphérique urbain.

Le téléphérique de Brest s’ouvre au public © Nicolas Ollier

Le téléphérique de Brest s’ouvre au public le samedi 19 novembre, après plusieurs semaines d’essais. Le 6 septembre avait eu lieu l’accrochage de la seconde cabine de ce premier transport par câble urbain non touristique. À partir de samedi, les Brestois peuvent passer d’une rive à l’autre de la rivière Penfeld en trois minutes.

Ce téléphérique d’une portée de 420 mètres unira le centre-ville au nouveau quartier des Capucins, construit sur 16 hectares d’anciens terrains militaires. L’ouvrage est une première mondiale. Pour s'en convaincre, il suffit de voir les deux cabines se croiser l’une au-dessus de l’autre, et non l’une à côté de l’autre, et traverser l’unique pylône, en acier, qui s’intègre dans l’environnement des arsenaux et de leurs grues. L’effet est étonnant. "Les constructeurs qui ont répondu à l’appel d’offres ont proposé toutes les solutions techniques possibles, avec des dossiers très solides, confie Victor Antonio, le responsable de la mission tramway et téléphérique de Brest Métropole. Mais les Suisses de BMF Bartholet ont été les plus malins, en imaginant ce système de saut-de-mouton." L’installation a été confiée à Mécamont Hydro, un spécialiste des câbles de transport implanté à Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Vitres opacifiées lors du survol de jardins privés

L’avantage de cette solution, c’est que les grandes cabines transportant jusqu’à 60 personnes arrivent sur le même quai, ce qui a permis de bâtir une station compacte. Une source d’économie et surtout un impact moindre sur les ateliers des Capucins, inscrits aux monuments historiques. Ce choix original implique des solutions techniques. Chaque cabine, au design sobre et clair, est accrochée à deux câbles porteurs de 50 millimètres de diamètre tendus à 88 tonnes. À l’arrivée en station, on peut voir la cabine du haut passer entre les câbles de la cabine inférieure, plus espacés. Les deux habitacles sont accrochés aux deux mêmes boucles de câbles tracteurs d’un diamètre de 25 millimètres. Mais la cabine supérieure effectue un trajet de 3,5 mètres plus long tout en s’immobilisant, à l’arrivée, exactement au même endroit que la cabine inférieure, grâce à un ingénieux système de poulie mobile accrochée à un puissant piston.

Avec le pylône à mi-parcours, les cabines circulent en même temps sur la majeure partie du trajet. Il n’y a donc pas d’effet de contrepoids comme pour un téléphérique de montagne. Pour réduire la consommation électrique, l’énergie recueillie en phase de descente est stockée dans 14 supercapacités Blue Solutions de Bolloré et utilisée au voyage suivant. Le gain est de 15 à 65 % en fonction de la charge des cabines. Quant à la sécurité, elle a été intégrée dès la phase de conception. "Tous les cas de défaillances possibles ont été étudiés afin de pouvoir toujours ramener la cabine en station grâce à une solution mécanique", explique Adrian Metzen, ingénieur projet chez BMF France.

Culminant à 70 mètres, le téléphérique offre une vue imprenable sur Brest. Les passagers pourront en bénéficier tout en respectant la vie privée des riverains, les vitres étant équipées de la technologie à cristaux liquides de la société Smartglass, qui permet d’occulter la vision lorsque la cabine survole des maisons avec jardin. Le projet, lancé en 2012, est finalement plus simple et moins coûteux que des infrastructures au sol (de 30 millions à 50 millions d’euros pour un pont routier levant et 25 millions pour une passerelle piétonne levante). Son coût global a été évalué à 19,1 millions d’euros. 

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