Le système de contrôle de l'alimentation est perfectible selon l'association CLCV

Le dispositif Alim’confiance, lancé en 2017 par le gouvernement pour restaurer la confiance dans la chaîne alimentaire est "perfectible". C’est ce qu’estime l’association de consommateurs CLCV dans un communiqué publié le lundi 14 mai.

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Le système de contrôle de l'alimentation est perfectible selon l'association CLCV
Le dispositif Alim’confiance a été lancé en 2017 par le gouvernement pour restaurer la confiance dans la chaîne alimentaire.

Mis en place en 2017 dans le cadre de la loi sur l’avenir de l’alimentation, le dispositif "Alim’ confiance" vise à rassurer les consommateurs quant à l’hygiène des lieux de restauration qu’ils fréquentent et des aliments qu'ils consomment. Sont concernés les restaurants mais également les commerces d'alimentation tels que les boulangeries, les boucheries ou les poissonneries ainsi que les industries agro-alimentaires. Un an après son instauration, l'association CLCV dresse un premier bilan du dispositif.

Les résultats des contrôles d'hygiène mis en ligne

Depuis avril 2017, le site internet Alim’confiance, via un système de smileys, permet au consommateur de connaître les résultats des derniers contrôles d’hygiène réalisés par les Directions départementales de la protection des populations (DDPP) dans les établissements qu'ils fréquentent. Ce dispositif s'applique également aux industries agro-alimentaires. "Ce système permet de connaître le niveau d’hygiène des établissements de production, de transformation et de distribution de vos produits alimentaires", explique le ministère de l'agriculture sur le site dédié.

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Actuellement, les différents établissements sont classés selon quatre mentions différentes : niveau d’hygiène très satisfaisant, niveau d’hygiène satisfaisant, niveau d’hygiène à améliorer, niveau d'hygiène à corriger de manière urgente. La mention "niveau d'hygiène à améliorer" concerne les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives. Enfin, le niveau d’hygiène "à corriger de manière urgente" concerne les établissements présentant des non-conformités susceptibles de mettre en danger la santé du consommateur et pour lesquels l’autorité administrative ordonne la fermeture administrative, le retrait ou la suspension de l’agrément sanitaire.

Un dispositif perfectible

Pour le premier anniversaire de ce dispositif, CLCV a analysé l'ensemble des données communiquées sur le site. Conclusion : le dispositif est "perfectible" estime l'association. CLCV déplore, en effet, que sur les 40 000 contrôles effectués l’an dernier, plus de 50% aient eu lieu en région parisienne. Par ailleurs, l’association constate une disparité très forte en ce qui concerne le type d’établissements examinés : par exemple, plus de 52% des contrôles ont eu lieu dans des lieux de restauration collective, note le CLCV. "Il y a clairement des établissements pas assez contrôlés, tels les poissonneries (0,6%)", explique Wendy Si Hassen, chargée de mission alimentation à la CLCV. "Or, elles manipulent des produits fragiles."

Wendy Si Hassen regrette également la mauvaise lisibilité des résultats. "Sur le site internet Agro Alim, il est très difficile de retrouver les informations relatives à un groupe agroalimentaire", estime Wendy Si Hassen. Pour consulter les résultats des contrôles sur un industriel, le consommateur doit en effet connaitre le nom exact de l’établissement ou son numéro d’agrément. "Cela rend la recherche impossible", explique la responsable. L’association demande à ce qu’un système de recherche simplifié soit mis en place, permettant aux consommateurs de retrouver les industriels en fonction de leur secteur d’activité. "Les consommateurs demandent plus de transparence que ce soit sur l’origine des produits, leur qualité ou l’hygiène. Les industriels qui jouent le jeu de la transparence ont tout à y gagner", conclut Wendy Si Hassen.

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