Le Syntec numérique fait entrer l’usine du futur dans la campagne présidentielle

Crédit d’impôt cybersécurité, plates-formes régionales, axe franco-allemand de normalisation… Le Syntec numérique lance 10 propositions pour accélérer la transformation numérique de l’industrie. Un sujet que le syndicat veut installer dans la campagne présidentielle

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Le Syntec numérique fait entrer l’usine du futur dans la campagne présidentielle
Godefroy de Bentzmann, président du Syntec Numérique

L’Usine du futur entre dans la campagne présidentielle. C’est du moins le souhait du Syntec Numérique. Le syndicat professionnel de l’écosystème numérique français a publié ce mercredi 16 novembre ses 10 propositions pour l’industrie du futur. "Cette thématique doit être présente dans la campagne présidentielle, revendique Pascal Brier, administrateur du Syntec en charge de l’Usine du futur. Cela concerne l’ensemble de l’outil industriel français et il ne faudra pas que la future équipe au pouvoir ne perde de temps."

Pour le Syntec, la France doit d’accélérer dans l’industrie du futur. Un sujet unanimement considéré comme crucial : "On ne réindustrialisera pas la France avec les usines du XXe siècle ! ", résume Pascal Brier. Pour autant, la transformation numérique de l’industrie ne se fera pas sans peine. L’industrie du futur, c’est plusieurs disruptions en une : la digitalisation de la production, de la supply chain, la cobotisation (les robots collaboratifs) et les technologies de production additive.

"Additionnez tout ça, cela a de quoi paraître insurmontable à une PME", reconnaît Pascal Brier, qui souligne cependant : "Or il faut aller vite. L’Allemagne, la Corée du Sud, le Japon investissent massivement. En France, ce n’est pas encore le cas. Nous avons mené une étude auprès d’une centaine d’industriels : seuls 38% sont engagés dans des initiatives de digitalisation. Ils sont 77% dans la banque et l’assurance".

Soutien des pouvoirs publics

Le Syntec souhaite un soutien fort des pouvoirs publics, qui combine les approches : écosystème, financement, formation. Sur le premier aspect, le Syntec veut aider à créer une dynamique. Il s’agit d’évangéliser les dirigeants d’entreprise via un parcours de l’entrepreneur « industrie du futur » mis en place à l’échelon régional. Des démonstrateurs permettraient à chacun d’aller toucher du doigt cette usine du futur qui reste souvent un peu nébuleuse pour les industriels. Enfin, le Syntec veut faire se rencontrer les industriels et les fournisseurs de technologies numériques – qui se parlent historiquement peu – au sein de plates-formes d’innovation.

Une fois convaincu, le patron de PME doit pouvoir être aidé à avancer. A cet effet, le Syntec propose d’abord que le Crédit d’impôt recherche soit pérennisé sur au moins cinq ans pour donner de la visibilité aux industriels. De même pour le dispositif de sur-amortissement, dont le syndicat souhaite qu’il soit en outre étendu aux outils et solutions de l’usine du futur.

Pour que la cybersécurité ne risque pas d’être délaissée, le Syntec propose qu’un crédit d’impôt spécifique y soit consacré. Enfin, le syndicat pointe l’enjeu crucial de la normalisation en termes de compétitivité mondiale. "l faut s’y mettre dès maintenant, tant que tout n’est pas joué, et travailler avec les allemands pour porter des standards européens", avertit Pascal Brière.

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