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L'Usine Santé

Le synchrotron Soleil ouvre ses portes au laboratoire pharmaceutique Servier

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Pour l’accélérateur de particules Soleil, c’est une première : accueillir dans ses murs le laboratoire d’un partenaire industriel. L’heureux élu est le laboratoire pharmaceutique Servier, qui espère ainsi accélérer ses recherches sur de futurs médicaments.  

Le synchrotron Soleil ouvre ses portes au laboratoire pharmaceutique Servier © CAMY VERRIER

A travers le monde, ils ne sont qu’une cinquantaine. A Saint-Aubin, dans l’Essonne, le synchrotron Soleil a réalisé le 23 juin une grande première : héberger un laboratoire commun avec un industriel. Originalité du projet, il ne s’agit pas d’un des géants de l’industrie mais de Servier, deuxième laboratoire pharmaceutique français avec 3,9 milliards d’euros de chiffre d'affaires.

Soleil a choisi d’ouvrir ses portes à Servier. La raison ? Une relation établie dès 2007 à travers l’établissement ici de chercheurs post-doc, de projets ponctuels… Pour bénéficier de ces infrastructures hors-normes sur du long terme, Servier a donc choisi d’installer son propre laboratoire de biologie structurale, baptisé "LBS3". Il en finance le matériel et le fonctionnement à hauteur de 5 millions d'euros, sur une période de 5 ans renouvelable.

Des chercheurs de la PME partenaire NovAlix

Mais dans les salles flambant neuves du laboratoire, installé à quelques mètres des petites chaînes de production de lumière supervisées par des salariés de Soleil, ce sont cinq chercheurs de NovAlix, société alsacienne spécialiste en biophysique et partenaire de Servier depuis douze ans, qui multiplient expériences chimiques et analyses sur ordinateur.

Ils utilisent la "cristallographie aux rayons X" de protéines. Un domaine explorant la structure de chaque atome, qui permet de mieux connaître les cibles thérapeutiques et d’étudier leur interaction avec de futurs médicaments. Sanofi est d'ailleurs l'un des utilisateurs réguliers des 29 lignes de lumière de l’accélérateur,

"La capacité à générer ces connaissances dans une constante de temps la plus courte possible est critique dans un projet industriel, assure Emmanuel Canet, qui dirige la R&D de Servier. Cela va nous permettre de nous développer sur plus de projets." Ces outils lui ont notamment permis d’avancer dans les domaines du cancer et du diabète.

Appel à d'autres industriels côté Synchrotron

Du côté du synchrotron Soleil, on espère pouvoir ainsi poursuivre des découvertes en cristallographie, mais aussi optimiser des lignes de lumière. A l’heure où les budgets de la recherche sont régulièrement menacés, ses dirigeants, ainsi que ses actionnaires – le CNRS et le CEA –, en ont donc profité pour proposer leurs services à d’autres entreprises.

"Ce laboratoire est le premier, j'espère que d'autres suivront", insiste Jean Daillant, le directeur général du synchrotron. Si ce dernier héberge à temps plein 350 salariés, il accueille chaque année 3 000 chercheurs du monde entier pour des expériences ponctuelles (y compris des historiens de l’art pour expertiser des tableaux !), dont 10% issus de l’industrie, exerçant dans la pharmacie, la cosmétique, l'énergie ou encore les matériaux de pointe.

Gaëlle Fleitour

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