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L'Usine Aéro

Le succès australien de DCNS est "une victoire de l'industrie française" pour Jean-Yves Le Drian

Pierre Monnier , , , ,

Publié le

 DCNS a été choisi par l’Australie pour remplir son programme de défense Sea 1000. Pour un montant de 34,3 milliards d’euros, l'entreprise concevra 12 sous-marins dérivés du Barracuda. Politiques, industriels... tous saluent le succès du groupe maritime français. 

Il faisait encore nuit en France quand la nouvelle est tombée. Le groupe français DCNS a été choisi par l’Australie pour lui fournir 12 sous-marins et ainsi renouveler sa flotte.

Le plus important projet de la défense australienne

Après l’annonce faite par Malcolm Turnbull, Premier ministre australien, le groupe français s’est félicité d’avoir remporté ce contrat. "Ce succès a été rendu possible grâce à l’étroite coopération entre DCNS, l’Etat français et nos partenaires industriels", a déclaré Hervé Guillou, le PDG de DCNS.

Parmi les industriels qui ont œuvré à ce succès, il y a Thales, qui fournit les suites sonars à DCNS. Principal actionnaire du groupe, Thales a rappelé que "le programme est le plus important projet d’acquisition de l’histoire de la défense australienne représentant un investissement de 34 milliards d’euros".

DES POLITIQUES RAVIS

Hormis le secteur maritime, les représentants politiques ont eux-aussi félicité l’entrée en négociation exclusive de DCNS avec l’Australie. Le Premier ministre salue un succès pour DCNS et pour l’industrie française, sur son compte Twitter.

Jean-Yves Le Drian était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1. Au-delà de sa satisfaction, il a insisté sur la volonté initiale de François Hollande du dépôt d'un candidature française auprès des autorités australiennes.


Jean-Yves Le Drian : "C’est une grande victoire... par Europe1fr

Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, s’est dit très fier de ce succès français sur RTL. "Dans une contexte ou le commerce extérieur ne va pas bien, c'est une bonne nouvelle", a-t-il déclaré.

DCNS "pérennise l’emploi"

De leur côté les syndicats du groupe français ont tempéré leur joie. "Certes, c’est une bonne nouvelle, mais maintenant, nous allons rentrer dans le dur", explique Olivier Menard, président de la CFE-CGC chez DCNS. "Ce n’est qu’une sélection exclusive, il faut se rappeler du contrat Rafale en Inde qui dure encore."


Les sous-marins australiens seront des dérivés du Barracuda utilisé par la marine française. (DCNS)

Même sentiment pour Angelo Martin de la CFDT au sein du groupe. "Il faudra savoir quelle part de la fabrication concrète sera réalisée en France." Il ajoute également que "l’impact d’un tel contrat sera de nature à revoir la politique d’embauche du groupe". Un point qui sera débattu dès ce 27 avril lors du comité central d’entreprise.

Pour sa part, DCNS assure que "ce contrat permet une visibilité à 10 ans et pérennise l’emploi". De nombreux sites du groupe pourront bénéficier de la construction des 12 sous-marins, même s’ils seront construits en Australie. "Ce sera le cas de Toulon qui assure l’intégration des systèmes de combat, Lorient pour l’ingénierie ou encore Nantes et Cherbourg."

Un contrat qui facilitera l’export

Cette commande arrive à point nommé puisque le groupe français enchainera la fin de la construction des Barracuda en cours "avec l’étude du sous-marin lanceur d’engin de troisième génération".


Des Barrabuda de type Suffren sont en cours de construction sur le site DCNS de Cherbourg. (DCNS)

Le fondateur et président d’honneur du Cluster maritime français se réjouit de cette transaction qui "rentre parfaitement dans la stratégie à l’export de DCNS". Il est également "très satisfait et fier que le groupe français ait remporté un contrat face à des concurrents références du secteur". Pour lui, "ce programme est important pour l’avenir" puisqu’il permettra de "déclencher ou de renforcer les candidatures de la France" sur les appels d’offre à venir, tel que le contrat norvégien qui se décidera cette année.

 

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