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L'Usine Energie

Le statu quo d'EDF "n'est pas dans l'intérêt de l'État et de l’entreprise" selon François de Rugy

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Publié le , mis à jour le 11/09/2018 À 07H54

Le 10 septembre, dans un entretien avec Le Monde, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire s'est exprimé sur l'architecture d'EDF. François de Rugy a également abordé la question de la sortie du nucléaire.

Le statu quo d'EDF n'est pas dans l'intérêt de l'État et de l’entreprise selon François de Rugy
François de Rugy a également abordé la question de la sortie du nucléaire.
© Assemblée Nationale

Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire estime que le statu quo sur l'architecture d'EDF "n’est pas dans l’intérêt de l’État et de l’entreprise", dans un entretien publié le lundi 10 septembre par le quotidien Le Monde.

"J’ai quelques idées sur la question. On en reparlera avec le président de la République, avec le Premier ministre, avec les principaux concernés. Je ne suis pas pour le changement par principe", ajoute cependant François de Rugy.

Le scénario d'une scission d'EDF entre activités nucléaires et renouvelables circule depuis plusieurs mois.

"Il faudra arrêter d'autres réacteurs que Fessenheim"

Prié de dire si l'État devait s'engager sur la construction d'un nouveau réacteur EPR, il répond : "il faudrait déjà qu’EDF fasse la démonstration que l’EPR fonctionne, ce qui n’est pas encore le cas. Personne n’est capable de garantir sa date de mise en service. Il faudrait également démontrer que l’EPR est compétitif au niveau des coûts."

Quant à faire figurer dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) attendue fin octobre une liste de réacteurs à stopper et un calendrier de fermeture, "on ne peut pas toujours renvoyer les choix à plus tard", dit-il.

"On dira les choses de façon assez précise, avec des étapes", poursuit le successeur de Nicolas Hulot. "Quoi qu’il en soit, il faudra arrêter d’autres réacteurs que Fessenheim."

"Il faut sortir de la guerre de religion"

À la question de savoir si le nucléaire est encore une énergie d'avenir, François de Rugy répond : "Spontanément, ma réponse est non. Mais il faut sortir de la guerre de religion."

"L’important est de savoir quelles sont les données économiques dans le domaine du nucléaire et dans le domaine des énergies renouvelables. De savoir aussi quelles sont les données en matière de sûreté. Le risque nucléaire n’est pas un petit risque qu’on peut balayer d’un revers de la main", ajoute-t-il.

 

Avec Reuters (Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet)

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